Prendre sa retraite, c’est une grande étape de la vie. C’est à la fois excitant, mais quelque peu vertigineux. Pour aborder cette transition en toute sérénité, il est essentiel de considérer certains éléments non négligeables, afin de faire une transition sereine entre la vie active et cette dernière, mais non moins importante, étape de notre vie.

Évaluer sa situation financière, d’abord

Avant de se diriger vers cette nouvelle étape de la vie, assurez-vous d’avoir une vue d’ensemble claire : quels seront vos revenus (rentes, pensions, investissements), de combien d’économies disposez-vous ? Quelles seront vos dépenses actuelles et futures ? Pouvez-vous liquider certains actifs ? Si oui, à quel moment ? Un planificateur financier peut vous aider à prévoir si vos ressources couvrent vos besoins à long terme.

Comprendre les prestations de retraite et crédit d’impôt accessibles à la majorité de la population

Informez-vous sur les programmes publics comme le Régime de rentes du Québec (RRQ), la Pension de la sécurité de la vieillesse (PSV), et les autres prestations potentiellement accessibles à tous, telles que l’allocation-logement, le crédit d’impôt remboursable de solidarité, le crédit pour maintien à domicile ou celui pour la TPS. Même s’il s’agit de sommes de peu d’envergure, ces montants pourraient vous permettre d’arrondir vos fins de mois.

Si vous disposez d’un ou plusieurs régimes de retraite privés, il serait peut-être temps que contacter vos employeurs présents ou passés, afin de vérifier de quel montant vous disposez et par la suite, contacter un professionnel dans le domaine de la finance, afin de valider quelle stratégie de décaissement adopter pour bénéficier du maximum de vos avoirs, en tenant compte de votre situation financière et de votre santé.

Le bon moment pour les demander peut varier selon votre situation personnelle et selon votre âge. Il est également opportun de vérifier si vous devez encaisser vos fonds de retraite privés plus tôt pour éviter les coupures de vos prestations gouvernementales.

Préparer un budget reflétant sa nouvelle réalité

Vos habitudes de dépenses vont peut-être changer (moins de transport ou de repas à l’extérieur, par exemple), mais certaines dépenses (santé, loisirs) peuvent augmenter. Mieux vaut anticiper.

Considérer adhérer à une assurance santé

Malheureusement, le vieillissement rime souvent avec le début ou l’aggravation de certains ennuis de santé. Or, vos besoins médicaux pourraient croître. Vérifiez auprès de votre employeur ou celui de votre conjoint.e., si une protection demeure disponible, lors du départ à la retraite. De même, une couverture complémentaire peut être utile pour les frais non couverts par le régime public, si vous ne disposez pas d’assurance privée. Profitez également de ces démarches pour faire le point sur votre assurance-vie.

Planifier ses journées

Bien que beaucoup sous-estiment l’importance de rester actif mentalement, socialement et physiquement, il s’avère qu’il s’agit d’un aspect fort important, afin de maintenir sa santé physique et mentale en bonne condition, le plus longtemps possible. Pensez à vos passions, vos projets ou même, à un engagement bénévole occasionnels ou régulier. Vous rêvez depuis longtemps d’en apprendre davantage sur un sujet donné ? Pourquoi ne pas investir quelques heures par semaine dans une formation ludique à l’Université du troisième âge ? Vous voulez améliorer votre forme ou vous adonner à une nouvelle activité sportive aux arts ou à l’œnologie ? De nombreux organismes proposent des ateliers, cours et micro-formations destinés à cette clientèle. Finalement, pourquoi ne pas enfin, faire ce voyage que vous remettez depuis longtemps ?

Prévoir certains documents légaux importants

L’aspect légal de la retraite n’est pas toujours facile à aborder. En effet, jongler avec un testament, un mandat de protection ou d’inaptitude, des directives médicales anticipées et la protection de ses biens meubles ou immeubles, tout en ayant en tête qu’on devra s’en départir ne sont pas des sujets toujours faciles à aborder, mais très précieux à long terme. Prenez le temps de dénicher un professionnel reconnu et n’hésitez pas à demander des références à des ordres professionnels ou de proches satisfaits, avant de confier ces aspects à quelqu’un.

Anticiper l’impact psychologique de son nouveau mode de vie

Quitter ses occupations professionnelles peut engendrer un vide ou un sentiment de perte d’identité voire, générer l’impression de ne plus contribuer à la société. Il est sain d’y réfléchir en amont et de se projeter positivement. En cas de difficultés d’adaptation, n’hésitez pas à vous faire accompagner par des professionnels. Certaines entreprises continuent de donner accès au programme d’aide aux employés, durant la retraie et certains organismes destinés aux aînés, tels que la FADOQ, les maisons des grands-parents ou autres offrent des ateliers et rencontres de groupes animés par des professionnels traitant plusieurs aspects de la retraite dont la santé, les finances, le logement, la socialisation et l’aide financière, entre autres.

Pour tout aspect plus personnel, considérez des consultations privées ou de couple, auprès de professionnels qualifiés comme un travailleur social, psychologue, thérapeute conjugal, sexologue ou conseiller financier, afin de bien vivre cette transition.

Martine Dallaire, B.A.A.