Le centre d’expertise Global-Watch dévoile les tendances 2026 en santé mentale et bien-être au travail lors d’un événement international virtuel le 19 mars

Près d’1 travailleur•euse sur 2 a dissimulé son état de santé mentale au travail dans la dernière année selon un sondage Léger commandé par le centre d’expertise Global-Watch en février 2026. Ces résultats, les tendances internationales en santé mentale et bien-être au travail ainsi que les pratiques prometteuses observées dans les entreprises seront présentés lors d’un événement virtuel gratuit le 19 mars prochain, auquel près de 1800 personnes sont déjà inscrites.

Selon cette enquête menée par Léger auprès de 601 travailleur•euses québécois•es :
• Près d’1 travailleur•euse sur 2 a dissimulé son état de santé mentale au travail dans la dernière année et près du quart d’entre eux (24 %) affirme le faire systématiquement avec leur employeur ou leurs collègues, même lorsqu’ils vivent du stress, de l’anxiété ou de l’épuisement.

Un phénomène répandu en lien avec la précarité et la stigmatisation

Les résultats soulignent que la dissimulation touche particulièrement :
• les jeunes travailleurs dont près du quart dissimule systématiquement ses difficultés.
• les femmes, qui sont plus nombreuses (50 %) que les hommes (38 %) à dissimuler leur état de santé mentale.
Ce résultat pourrait s’expliquer par le fait que les femmes comme les jeunes sont des populations plus sujettes à des situations précaires, ce qui accroît leur sentiment de vulnérabilité et les amène davantage à cacher leur état de santé mentale pour se protéger*.

« Ces données confirment la nécessité pour les organisations de favoriser un climat de confiance, une grande part des travailleur•euse•s hésite encore à se montrer vulnérable sur le plan de la santé mentale. Cette retenue peut avoir des conséquences importantes, tant pour la santé des individus que pour la performance organisationnelle », explique Marie-Claude Pelletier, présidente-fondatrice du centre d’expertise Global-Watch.

Des conséquences pour les individus et les organisations

La dissimulation de l’état de santé mentale peut entraîner plusieurs risques pour les organisations, notamment :
• Limiter l’accès aux ressources, soutien et accommodement nécessaires
• Maintenir ou aggraver l’état de santé mentale des personnes concernées menant parfois jusqu’à l’invalidité*
On peut deviner que cette augmentation de la détresse psychologique peut avoir des conséquences négatives sur les personnes au travail, et affecter leur performance et leurs relations avec les autres, impactant ainsi le climat de travail en général.

Des expert•es de renom pour décrypter les tendances internationales en santé mentale et bien-être au travail

Outre la dissimulation des enjeux de santé mentale, l’événement abordera :
• la détérioration du climat de travail et le désengagement croissant des employé.es, particulièrement chez les gestionnaires
• l’importance grandissante d’outiller les employé•es en matière de santé financière
• les besoins de formation et de reskilling engendrés par l’intelligence artificielle
• la fragilité des acquis organisationnels en équité, diversité et inclusion dans le contexte politique actuel
• l’adaptation des politiques et des actions liées aux risques psychosociaux (RPS), notamment la nécessité de mieux outiller les gestionnaires face aux enjeux de santé mentale, de surcharge de travail, et d’incivilités
• des données récentes sur les gains liés aux investissements en santé mentale au travail
Les participants pourront :
• Explorer les tendances actuelles en pratiques organisationnelles et avancées scientifiques
• Découvrir les pratiques prometteuses observées dans les entreprises
• Anticiper les enjeux émergents et futurs
• Bénéficier de perspectives internationales grâce à la collaboration d’experts universitaires et de praticiens de l’international

Après un mot d’ouverture de Michelle Lambías Meunier, du Conseil du Patronat du Québec (CPQ) et Laurence Breton-Kueny, de l’Association nationale des DRH en France, les tendances seront présentées par Marie-Claude Pelletier, du Centre d’Expertise Global-Watch et ensuite complétées sur le plan scientifique par Pre France St-Hilaire, de l’Université de Sherbrooke.
L’événement, qui représente 3 heures de formation continue, dont 2,5 reconnues par l’Ordre des CRHA et la Chambre de la sécurité financière, réunira des expert•es et praticien•nes de premier plan, dont Lydie Breton de Sodexo en France, Alexandre Hubert d’Énergir, Christian Racine de la minière Gold Fields, Lucie Lecoeur de la Région de Normandie.
L’événement est soutenu par plusieurs organisations leaders : le Conseil du Patronat du Québec, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST), l’Association nationale des DRH en France (ANDRH) en France, Groupe Biron, Gold Fields, The Sinneave Family Foundation, l’École de gestion de l’Université de Sherbrooke, ainsi que plusieurs grandes entreprises québécoises.

L’événement a lieu en ligne le 19 mars de 9h à midi (UTC-5).

* Sources
Baldwin, M. L. (2021). The three Cs of disclosing serious mental illness at work: Control, conditions, costs. Psychiatric Services, 72(3), 344-346.

Barth, S. E., & Wessel, J. L. (2022). Mental illness disclosure in organizations: Defining and predicting (un) supportive responses. Journal of Business and Psychology, 37(2), 407-428.

Brouwers, E. P. M., Joosen, M. C. W., Van Zelst, C., & Van Weeghel, J. (2020). To disclose or not to disclose: a multi-stakeholder focus group study on mental health issues in the work environment. Journal of occupational rehabilitation, 30(1), 84-92.

Canada Vie. (2024). Le coût de l’inaction : Pourquoi les entreprises doivent-elles accorder la priorité à la santé mentale dans la gestion de l’invalidité ?

Dewa CS, van Weeghel J, Joosen MCW, Gronholm PC and Brouwers EPM (2021) Workers’ Decisions to Disclose a Mental Health Issue to Managers and the Consequences. Front. Psychiatry 12:631032. doi: 10.3389/fpsyt.2021.631032

Gnainsky, M., Roe, D., Negri-Schwartz, O., Cohen-Chazani, Y., Lavidor, M., & Hasson-Ohayon, I. (2025). To disclose or not to disclose: A systematic review of factors associated with disclosure and concealment of mental illnesses. Clinical Psychology Review, 102660.

Richard, C., Corbière, M., Fiset-Renaud, H., Caiada, M., Lamontagne, J., Diotte, F., … & Lecomte, T. (2025). Disclosure impact of mental health conditions in tSun Life. (2024). Santé des femmes : tendances émergentes et soutiens efficaces (Rapport Objectif santé)he workplace: A scoping review and a thematic analysis. Journal of occupational Rehabilitation, 1-36.

Volkov, I., Sheppard, D. M., Kirk-Brown, A., & Van Dijk, P. (2025). Workplace Outcomes After Mental Health Disclosure: The Critical Influence of Supervisor Reactions. Journal of Occupational Rehabilitation, 1-12.

À PROPOS DE GLOBAL-WATCH
Le Centre d’expertise Global-Watch a pour mission d’améliorer la santé mentale et le bien-être au travail dans le monde de manière durable. Avec ses produits et services, Global-Watch accompagne les équipes RH/SST dans l’intégration des bonnes pratiques favorisant la santé mentale, la qualité de vie au travail (QVT) et le bien-être au travail. Son travail consiste à vulgariser la connaissance scientifique, développer des outils concrets pour agir en entreprise et nourrir une communauté internationale de praticiens en entreprises, tout en offrant un accompagnement stratégique aux équipes RH/SST. D’origine canadienne, Global-Watch rejoint maintenant avec ses employeurs adhérents près d’un million et demi de salariés dans une cinquantaine de pays.
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À PROPOS DE MARIE-CLAUDE PELLETIER
Référence dans le domaine, Marie-Claude Pelletier s’est spécialisée depuis 25 ans en santé mentale, bien-être et performance au travail, au Canada et en Europe. Elle a développé et dirigé plusieurs grands projets et entreprises dans le domaine et est régulièrement interpellée comme conférencière et experte dans les grandes rencontres sur le sujet au Canada et en Europe. En 2018, elle lance le centre d’expertise Global-Watch avec la mission d’améliorer la santé mentale et le bien-être au travail dans le monde de manière durable.