La Chapelle Scènes Contemporaines est fière de présenter les contours de sa saison 2026-2027, la dernière façonnée par Olivier Bertrand avant son départ ; la direction artistique sera ensuite reprise par Fabien Marcil. Ancrée dans les turbulences de notre époque, cette programmation pose un regard lucide, mais résilient sur notre avenir commun, mobilisant les écritures scéniques alternatives pour transformer l’anxiété collective en forces de reconstruction et de résistance. Un parcours artistique à l’image du mandat de l’organisme : une grande diversité dans les pratiques artistiques et les thématiques, qui transcende les frontières disciplinaires.

Le visuel de la saison est signé par Julien Posture, un illustrateur qui crée des images sur la société et un chercheur qui écrit sur la vie sociale des images. Il est titulaire d’un doctorat en anthropologie de l’Université de Cambridge, où il a étudié les façons humaines et machiniques de percevoir le style dans l’industrie créative.

Les 26 et 27 août, Les Salons Acoustiques en collaboration avec Coup de cœur francophone ouvriront la saison avec deux soirées : l’une en compagnie de Virginie B, l’autre d’Antoine Corriveau. Une invitation à écouter autrement la musique d’aujourd’hui, dans une expérience intime et épurée, sans micro ni haut-parleur, au plus près des artistes.

Du 8 au 15 septembre, pour son 10e anniversaire, La Fratrie dévoilera la nouvelle création d’Alex Trahan, Nos espoirs furieux, un spectacle multidisciplinaire qui explorera la question suivante : Comment cultiver l’espoir dans un monde qui s’effondre ? Six interprètes en scène s’acharnent à trouver la réponse, transformant notre paralysie collective en énergie créatrice.

Du 23 au 26 septembre, Catherine Gaudet présentera une chorégraphie fantôme, Hors-d’oeuvre, le premier solo du danseur James Phillips, qui se construit sur le contraste entre le rêve et la cruauté du réel.

Du 30 septembre au 3 octobre, puis en mars, Le Vivier proposera une série de concerts de musiques nouvelles.

Du 7 au 10 octobre, le groupe LiY (Laurence Dauphinais, Simon Stephens et Christian Lapointe) plongera dans la nostalgie des moments passés tout en embrassant les possibilités du futur avec son spectacle musical Songs for telescope que nous coprésenterons avec le Festival Phénomena. La première partie du spectacle sera assurée par Joël Lavoie.

Du 16 au 24 octobre, Les productions Hôtel-Motel (Klervi Thienpont, Philippe Ducros et Marie-Christine André) mettront en lumière Respirer sous l’eau, une œuvre théâtrale et sonore autour de la restauration de l’espoir.

Du 5 au 7 novembre, Après le déluge, une création de Sébastien Provencher et Julia Laperrière que nous coprésenterons avec le festival jeune public La Mèche Courte, mettra en scène deux humanoïdes qui découvrent avec prudence et maladresse les lois complexes d’un monde bizarre, géométrique, noir et blanc et peuplé de mystérieuses boîtes.

Du 11 au 13 novembre, la compagnie catalane Losinformalls viendra d’Espagne avec PERDÓN, présenté dans le cadre de Série B en partenariat avec DLD, une pièce qui explore les limites : de la création artistique ; de la danse ; de la liberté de l’acteur sur scène et de sa relation avec le public ; du malaise, mais aussi des élastiques.

Du 18 au 21 novembre, Mani Soleymanlou et Valaire seront de retour avec Zamân ou on a le même temps qu’on avait, un spectacle produit par la compagnie Orange Noyée qui explore le temps, la mémoire, le deuil, la vulnérabilité, mais aussi la manière dont nos histoires personnelles résonnent avec celles du monde.

Du 14 au 18 décembre, à travers une chorégraphie élargie et des pratiques incarnées, Lilia Mestre explorera avec KiT! comment une reconnexion intime aux matériaux du quotidien et à leurs histoires invisibles peut raviver la curiosité, l’engagement émotionnel et la conscience écologique.
Du 11 au 15 janvier, Thomas Lapointe proposera About cruising : Lignes de désir, un poème scénique qui met en relief les impacts psychiques et physiques de la pratique queer et transgressive du cruising. Cette réflexion poétique explorera le désir anonyme et la fine ligne entre l’excitation et le dégoût.
En janvier et en février, trois compagnies anglophones s’installeront à La Chapelle. Imago Théâtre présentera Akuteu, qui retrace un parcours à travers des récits où une jeune femme innue tente de s’intégrer dans une société majoritairement blanche, s’interrogeant sur les contradictions qui façonnent son identité, sur sa légitimité à parler au nom de son peuple et sur la responsabilité que cela implique. De leur côté, Infinithéâtre et Talisman proposeront NOLI (écrit par Virginie Daigle et traduit par Alexis Diamond), qui explore les thèmes de la sexualité, de l’intimité et de la recherche de son moi authentique. L’intention est de démontrer l’importance d’une communication ouverte et honnête, de l’établissement de limites, et de la recherche d’expériences en accord avec ses valeurs et ses désirs.

Du 22 au 25 mars, Thea Patterson présentera SLAB, une complainte, une invocation et un adieu. Dans cette œuvre, une interprète en solo et une unique table s’engagent dans un rapport d’écoute profonde tandis qu’elles développent une lamentation ondulante, sensuelle et hypnotique.

Du 8 au 11 avril, Danse-Cité présentera Tendres Façons, un solo du danseur Sovann Rochon-Prom Tep. À cette occasion, La Chapelle s’associera une fois de plus avec Danse-Cité pour proposer une représentation avec audiodescription accessible aux personnes non ou semi-voyantes.

Du 19 au 23 avril, Gabriel Dharmoo nous invitera avec Sugar Music à envisager le son sur une autre fréquence et à faire preuve du même discernement en écoute qu’en dégustation.

En collaboration avec le Festival Accès Asie en mai, Charles Gao et Jon Lachlan Stewart déploieront Welcome to the Digital Desert, une pièce absurde mêlant le break, le théâtre, la poésie et le mouvement. Puis, Philip Nozuka mettra en scène un interprète et son kuroko (son assistant) qui pratiquent un rituel pour commémorer leurs ancêtres et créent de nouveaux rites pour honorer et aller à la rencontre de ceux qui les ont précédés dans Ikebanapapa, une performance multimédia.
Au printemps, Ellen Furey et Hanako Hoshimi-Caines, dans Chopped Up Mountain 伝承, laisseront la reconversion ressentie et imaginée de leurs lignées ancestrales être le moyen par lequel elles intensifient leur sentiment d’appartenance à ce monde et au-delà.
En juillet, la saison se conclura avec L’Autre Cirque, un événement coprésenté avec la TOHU dans le cadre de MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CiRQUE. Une célébration de l’hybridation des genres, où les formes circassiennes se déploient dans des directions inattendues.