The Ultra Runner, qui raconte l’histoire de l’ultramarathonien roumain Tibi Ușeriu, sera présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto (TIFF) en septembre 2026. Mû par un passé violent et endurci par des années de criminalité et d’incarcération, le film suit Tibi alors qu’il affronte un paysage sans fin ainsi que ses propres démons, cherchant une vie meilleure pour sa famille, son pays et lui-même.
Réalisé par le cinéaste montréalais Mila Aung-Thwin (lauréat du festival de Sundance, des Emmy Awards et des prix Écrans canadiens, parmi d’autres) et produit par les boîtes de production québécoise EYESTEELFILM et ontarienne winterhouse pictures, ce long métrage documentaire sera présenté dans le cadre du programme TIFF Docs 2026. À cette occasion, Tibi Ușeriu et Alin Ușeriu feront le déplacement depuis la Roumanie pour rejoindre l’équipe créative lors des tapis rouges et des séances de questions-réponses qui suivront la projection.
Les détails complets de la projection de The Ultra Runner seront annoncés le 11 août, lors du dévoilement de la programmation du TIFF 2026. Le film sortira ensuite dans les salles de cinéma à travers le Canada au printemps 2027.
SYNOPSIS
Après dix ans passés derrière les barreaux d’une prison à haute sécurité, Tibi Ușeriu recouvre la liberté et se met à courir. The Ultra Runner le suit à travers les forêts sombres de la Transylvanie, le désert glacial de l’Arctique et la brutalité impitoyable des Alpes italiennes. Alors qu’il repousse les limites de l’ultramarathon, son corps s’écroule et son passé remonte : sévices, violence, toute sa vie a été fondée sur l’autodestruction. Soutenu par son frère Alin et sa partenaire Mihaela, Tibi continue coûte que coûte, affrontant les éléments, l’épuisement et les souvenirs. Ce qui commence comme une forme d’évasion devient un combat dangereux entre ce qu’il a été et ce qu’il essaie de devenir.
BIOGRAPHIES DES PARTICIPANTS
Tibi Ușeriu – ultramarathonien et ambassadeur de Via Transilvanica
Comme des millions de Roumains, Tibi Ușeriu a fui son pays au lendemain de la révolution de 1989. Rencontrant les mauvaises personnes, il a ensuite passé la majeure partie de sa jeunesse derrière les barreaux. Lorsque sa libération lui a enfin permis de retourner en Roumanie, il a rejoint son frère, Alin, qui avait fondé entre-temps Tășuleasa Social, une ONG établie sur une propriété familiale de campagne. Tibi est un exemple de réinsertion sociale qui a trouvé dans la course un sentiment de libération. Ayant couru plus de 3 000 km, il a remporté quatre compétitions arctiques et écrit une autobiographie où il raconte son histoire : 27 pas. Le livre est devenu un best-seller en Roumanie et a permis de lancer le projet Via Transilvanica. Tibi est aussi devenu le papa d’un fils nommé David, auprès de qui il consacre la majeure partie de son temps, principalement dans la nature.
Alin Ușeriu – président de l’association Tășuleasa Social et instigateur de Via Transilvanica
Alin Ușeriu est le président-fondateur de l’association Tășuleasa Social, un organisme roumain qui a marqué des générations entières dans un esprit de participation citoyenne et de responsabilisation en mobilisant des centaines de milliers de bénévoles au cours des 26 dernières années. Comme instigateur du projet Via Transilvanica en 2018, il a supervisé la création d’une piste de plus de 1 600 km traversant la Roumanie, avec pour but de relier toutes les régions historiques du pays au courant des 20 prochaines années. Par cette vision à long terme, inspirée en partie de son expérience professionnelle en Allemagne, Alin continue de nourrir un projet qui cherche à rassembler les gens, soutenir les communautés locales et redéfinir le tourisme en Roumanie en faisant la promotion d’une forme lente et responsable de voyage, axée sur la randonnée pédestre. Il vit dans la campagne roumaine, en montagne, avec son frère Tibi.
NOTES DU RÉALISATEUR
« Vu de l’extérieur, un ultramarathon paraît étrangement simple : un corps traverse un paysage hostile, avançant malgré la neige, l’obscurité, l’épuisement et le silence. Ce qui m’a attiré dans ce sujet, c’est la motivation de repousser les limites du corps humain. Mais quand j’ai rencontré Tibi Ușeriu, j’ai compris que c’était une épreuve bien plus mentale que physique. Quand il se mettait à courir, Tibi disparaissait en lui-même.
La vie de Tibi en contient plusieurs qui semblent irréconciliables : une enfance marquée par la violence et les privations, la fuite de la Roumanie communiste, des années dans le milieu du crime organisé, des vols à main armée, l’incarcération puis, contre toute attente, la course de fond. C’est cette dernière, raconte-t-il, qui l’a aidé à se reconstruire.
Mon défi était de filmer un paysage intérieur. La blancheur à perte de vue de l’Arctique est donc devenue un miroir, bien plus qu’une toile de fond. Le silence, la répétition, le froid et l’isolement ont permis au passé de Tibi de refaire surface, d’une manière sensorielle plutôt que didactique. Le film alterne ainsi entre l’endurance physique et la mémoire, entre le corps visible et le poids invisible qu’il porte.
Pour moi, ce n’était pas vraiment un film sur le sport, mais plutôt sur une lutte intérieure où s’entrecroisent la survie, le sentiment de culpabilité, la force de la volonté et la famille – et cette étrange capacité humaine à refaire sa vie sans toutefois échapper au passé. » – Mila Aung-Thwin
L’ÉQUIPE DERRIÈRE LE FILM
Mila Aung-Thwin – réalisateur
Cofondateur de la boîte de production montréalaise EYESTEELFILM, Mila Aung-Thwin est un réalisateur, producteur et monteur birmano-canadien.Il a contribué à façonner le cinéma documentaire international de prestige grâce à une dizaine de longs métrages, dont Last Train Home / Le dernier train, gagnant d’un prix Emmy, Up the Yangtze, Midwives, qui lui a valu le prix spécial du jury au festival de Sundance pour l’excellence dans le cinéma de vérité et Softie, qui lui a valu un prix spécial du jury à Sundance pour le montage. Il a réalisé, produit et monté Let There Be Light, une enquête cinématographique sur la quête de production d’énergie par la fusion nucléaire. Membre de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences et ancien président des RIDM, Aung-Thwin est également un mentor impliqué auprès des cinéastes documentaires émergents, tant au Canada qu’à l’international.
Bob Moore – producteur
Coprésident d’EYESTEELFILM, situé à Montréal, Bob Moore est un producteur au contenu ayant produit plus de 40 longs métrages documentaires depuis 2008, dont Blink (Daniel Roher, Edmund Stenson, 2024), Yintah (Michael Toledano, Jennifer Wickham, Brenda Michell, 2024), Twice Colonized / Deux fois colonisée (Lin Alluna, 2023), Midwives (Snow Hnin Ei Hlaing, 2022), Last Train Home / Le dernier train (Lixin Fan, 2009), Forest of the Dancing Spirits (Linda Vastrik, 2013), I Am the Blues (Daniel Cross, 2015), Let There Be Light (Mila Aung-Thwin, 2017) et Tokyo Idols (Kyoko Miyake, 2017). Avec ses partenaires et collaborateurs de talent, il a remporté plus d’une centaine de prix à l’international, dont des prix Emmys, des prix Cinema Eyes, des chevaux, hiboux et phénix d’or, parmi bien d’autres trophées animaliers. Il a été au centre d’un Producer’s Spotlight du Marché du film de Cannes et a été conseiller au Sundance Creative Producing Lab. En général, il aime travailler avec des cinéastes émergents et leur offrir ses services de mentor. Il a reçu le prix Don Haig en 2020 et il est membre du comité exécutif de la branche documentaire de l’Academy of Motion Pictures Arts and Sciences.
Mike MacMillan – producteur
Mike MacMillan est un producteur, scénariste et cofondateur de la boîte de production de longs métrages winterhouse. Les œuvres qu’il a produites, au Canada, aux États-Unis et en Europe, ont été présentées au Festival international du film de Toronto, à la Berlinale, à Cannes et dans divers autres festivals de premier plan. Il a figuré dans la liste des leaders à surveiller de la revue Screen International. Par l’entremise de winterhouse, il développe, finance et produit des longs métrages de première qualité pour le marché international.

