Des militant.e.s du groupe ont remplacé deux bannières publicitaires au coin de St-Michel et de l’autoroute 40. Iels ont barricadé la porte en y construisant un mur de béton afin de s’assurer que les dizaines de milliers d’automobilistes qui utilisent l’autoroute 40 puissent prendre conscience des agissements de RBC.

Montréal, QC — Participant à une journée d’action internationale contre le financement des énergies fossiles, des militant.e.s d’Extinction Rébellion ont placé deux bannières publicitaires au croisement de l’autoroute 40 et du boulevard St-Michel. Les bannières dénoncent d’une part les investissements colossaux de la Banque Royale dans les énergies fossiles et soulignent, d’autre part, la solidarité du groupe pour les militant.e.s Wet’suwet’en qui se battent contre la pipeline CGL, financée par RBC.

« RBC prétend être une banque responsable en matière d’écologie et de réconciliation, » explique Louis Ramirez, « or cette banque finance la pipeline CGL sur le territoire non cédé des Wet’suwet’en. Là-bas, le clan Gidimt’en ( Grizzly ) résiste à la construction et à la GRC. Avec leur permission, nous avons décidé de représenter un grizzli s’attaquant au lion de RBC pour symboliser notre solidarité avec leur lutte. »

L’action d’Extinction Rébellion se fait dans le cadre d’une journée d’action internationale contre le financement des énergies fossiles, quelques jours avant la COP26. 40 évènements au Canada réunissent des protecteur.ices territoriaux, des ONG, et des groupes citoyens au Canada. Ensemble, ils se joindront à des milliers de militant.e.s dans 26 pays, y compris Greta Thunberg qui participera à une manifestation à Londres.

« En soi-disant Colombie-Britannique, les peuples autochtones sont attaqués et tentent de protéger les générations à venir du chaos climatique, en incluant votre peuple! Nous avons une responsabilité partagée d’assurer la pérennité de la vie sur terre! » explique Eve Saint du clan Gidimt’en de la nation Wet’suwet’en.

« RBC se cache derrière des millions de dollars investis en publicité et en relation publique. Mais les faits ne mentent pas » ajoute Chantal Poulin. « Cette banque est le cinquième plus gros bailleur de fonds de la destruction du climat au monde. Elle a investi $208 milliards dans les énergies fossiles depuis 2016. C’est énorme – plus que le budget climatique du pays ! Elle est un des plus gros freins au progrès au Canada, et il est temps que le public le sache. »

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