𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐥𝐚𝐝𝐢𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐚𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐞𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞 𝐀𝐄𝐒 : 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐮𝐭𝐢𝐥𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭𝐞𝐬𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐥𝐚𝐝𝐢𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐢𝐦𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐚𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐞𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞 𝐀𝐄𝐒 : 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐮𝐭𝐢𝐥𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭𝐞𝐬

Les experts en santé animale de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont tenu, du 14 au 16 septembre 2026 à Ouagadougou, un atelier consacré à la validation des documents devant servir à harmoniser et à renforcer la réponse aux maladies animales transfrontalières dans l’espace confédéral.

Présidée par le camarade Hiver BOUSSINI, Conseiller technique du ministre délégué chargé des Ressources animales du Burkina Faso, cette rencontre traduit la volonté du Burkina Faso, du Mali et du Niger de renforcer leur coopération face aux menaces sanitaires qui ignorent les frontières. L’objectif est de doter l’espace confédéral AES d’outils communs permettant d’anticiper les risques, de coordonner les interventions et, à terme, de consolider la souveraineté des trois États en matière de santé animale.

À l’issue des travaux, trois instruments complémentaires ont été retenus.

Le premier est un dispositif harmonisé de surveillance épidémiologique. Il doit faciliter le partage rapide des informations sanitaires entre les services vétérinaires des trois pays. Ainsi, lorsqu’une menace est détectée dans une partie de l’espace confédéral, l’alerte pourra être rapidement portée à la connaissance des autres États afin de permettre une intervention coordonnée avant que la maladie ne se propage.

Cette capacité de détection et de réaction doit être soutenue par une disponibilité plus régulière des vaccins. C’est tout l’enjeu du deuxième instrument : la mise en place d’une banque confédérale de vaccins vétérinaires contre les maladies prioritaires. Elle vise notamment à répondre aux difficultés récurrentes liées à l’acquisition, à la programmation budgétaire et au financement des campagnes de vaccination. Elle permettra également de mieux organiser le transport, le stockage, le respect de la chaîne du froid et l’acheminement des doses, y compris vers les zones les plus reculées.

Le troisième instrument porte sur l’organisation de campagnes de vaccination concertées. Il s’agit de dépasser la juxtaposition de campagnes nationales conduites selon des calendriers différents, particulièrement dans les zones frontalières. Une programmation coordonnée devrait ainsi favoriser une meilleure couverture vaccinale et réduire les risques de réintroduction ou de propagation des maladies d’un pays à l’autre.

Cette approche commune se justifie par la forte mobilité des populations et des animaux entre les trois États. « Nos cheptels circulent, nos populations échangent et nos territoires constituent un même continuum écologique et économique. Il serait donc illusoire de prétendre contrôler efficacement les maladies animales dans un seul pays lorsque les facteurs de risque demeurent actifs de part et d’autre de nos frontières », a fait remarquer le camarade BOUSSINI. Il a, par ailleurs, salué la prise en compte de l’approche « 𝑂𝑛𝑒 𝐻𝑒𝑎𝑙𝑡ℎ », qui met en synergie la santé animale, la santé humaine et la protection de l’environnement. Une démarche qui permet d’appréhender les risques sanitaires de manière globale et de renforcer la prévention des maladies susceptibles d’affecter à la fois les animaux et les populations.

Avant la clôture des travaux, une délégation des participants, conduite par le camarade Hiver BOUSSINI, a été reçue par le ministre délégué chargé des Ressources animales, le Dr Amadou DICKO. Les experts lui ont présenté l’état d’avancement des travaux et recueilli ses orientations pour la poursuite du processus.

Le ministre DICKO a félicité les participants pour cette initiative et souligné la nécessité pour les trois pays de renforcer davantage les actions communes en faveur de la souveraineté de la Confédération. Il a également évoqué deux initiatives majeures en cours au Burkina Faso : l’ouverture prochaine d’un établissement de formation de médecins vétérinaires et la mise en place d’une unité de fabrication de médicaments vétérinaires.

Pour le ministre, ces différentes initiatives, associées aux instruments en cours de validation, devraient contribuer à renforcer l’autonomie de l’espace confédéral, à améliorer la santé et la productivité animales et, par conséquent, à consolider la sécurité alimentaire.

En rappel, cette rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre de la feuille de route de l’An II de la Confédération AES, créée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Elle traduit la volonté des trois États de donner un contenu concret au principe de solidarité confédérale, en construisant des réponses communes à des défis sanitaires qui, par nature, dépassent les frontières nationales.

𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛

Auteur: BH SIDWAYA
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