Au coin du palais : 7 ans de prison pour coup mortel de marteau sur son co-employéAu coin du palais : 7 ans de prison pour coup mortel de marteau sur son co-employé

S.T a comparu en audience correctionnelle devant le TGI de Dédougou le mardi 1er septembre 2026. Il est prévenu pour des faits de coups mortels et blessures volontaires. Il a en effet administré des coups ayant entrainé la mort sans intention de la donner à D.B et d’autres à l’aide de marteau à N.C ayant entrainé une incapacité temporaire de travail. Les faits se sont produits, le 18 janvier 2026, aux environs de 23h à Solenzo. Après avoir reconnu les faits, le prévenu a expliqué qu’il a eu maille à partir avec ses collègues autour d’une affaire de bagages. Lui et ses victimes étant des employés de transport. La déposition de N.C rapporte que lui et le défunt étaient venus pour aider à décharger les bagages du véhicule qui venait d’arriver de Ouagadougou. Depuis la galerie, le prévenu jetait les bagages avec une rapidité au point qu’il n’arrivait pas à suivre son rythme. Pour cela, certains bagages tombaient à même le sol sans être réceptionnés à cause de la célérité. Cela a fait dire le prévenu à ses victimes que s’il descendait, elles allaient le ‘’sentir’’. Effectivement, à sa descente, il a profité du moment où D.B voulait étaler sa natte pour se coucher pour lui donner un coup de marteau à la tête. Cette première victime s’étant écroulée, N.C quant à lui, a tenté de s’échapper. Mais, il recevra un coup à la nuque et quand il a tenté de se retourner, il a reçu un second coup au front avant de pouvoir se soustraire. La victime D.B a été transportée d’urgence à l’hôpital, mais succombera à ses blessures le lendemain. Mais pour se défendre, S.T a confié avoir pris le marteau sur lui pour se défendre. Il a souligné que ses victimes étaient munies de couteau et de cailloux, mais le procureur du Faso a relevé que les victimes ne détenaient aucune arme blanche.

A l’issue des débats, le procureur a laissé entendre que le prévenu est un délinquant primaire. Mais, il a cherché à nuire à des jeunes qui étaient moins âgés que lui. Et durant toute la procédure, il n’a manifesté aucune compassion pour la famille de la victime, a déploré le ministère public. « Il a plutôt cherché à mentir », a-t-il enchaîné. C’est pourquoi le parquet estime que le tribunal doit être sévère envers lui afin de contribuer à sa sensibilisation et à rendre service à la société. Convaincu que les faits à lui reprochés sont constitués, il a requis contre le prévenu une peine d’emprisonnement de 60 mois dont 24 mois ferme et une amende de 500 000 FCFA ferme. Quant au tribunal, il a déclaré S.T coupable des faits qui lui sont imputés avant de lui infliger une condamnation de sept ans de prison dont trois ans ferme et une amende de 300 000 FCFA ferme.

Il s’en prend à des femmes à coups de pioche et de hache

O.T est poursuivi pour coups et blessures volontaires contre trois jeunes femmes avec qui il partage le même village. Dans le même temps, il lui est reproché d’avoir détenu une arme à feu de calibre 12 sans autorisation préalable et d’avoir détruit volontairement des biens de ses victimes en l’occurrence des téléphones portables. Le prévenu était donc face à la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, le mardi 1er septembre 2026 pour répondre des faits en question. Les événements se sont déroulés à Yasso dans la province des Banwa, le 5 août 2026. Le prévenu aurait procédé à la destruction des plants de cultures de ses victimes avant de leur administrer des coups à l’aide de pioche et de hache. Ces mêmes outils ont servi à détruire les appareils téléphoniques des victimes. Il a résulté de ces violences infligées à ces dernières des incapacités de travail allant jusqu’à 90 jours. Au fond, un problème foncier opposerait la famille des victimes à O.T qui a reconnu partiellement les faits qui lui sont imputés.

Le procureur du Faso a rappelé qu’à la suite des incidents, les trois dames se sont rendues au commissariat central de Solenzo pour porter plainte. C’est ainsi que O.T a été interpelé. Pour lui, point de doute quant à la constitution des faits à lui reprochés. Et en plus, au regard du fait que les victimes continuent de se soigner et trainent les stigmates béants des violences subies (tête bandée, bras fracturé toujours sous bande, etc.), le parquet a demandé aux juges de garder le prévenu quelque temps en prison pour contribuer un tant soit peu à apaiser la douleur des jeunes dames. Subséquemment, le ministère public a requis une peine d’emprisonnement de 24 mois dont 12 mois ferme et une amende de 300 000 FCFA ferme contre la personne mise en cause. Il a aussi requis la confiscation du scellé constitué d’un fusil de chasse de calibre 12. Dans sa décision, le tribunal a déclaré O.T responsable des faits. Il lui a accordé une condamnation de 24 mois de prison dont 12 mois ferme et une amende de 1 000 000 FCFA dont 500 000 FCFA ferme. Les juges ont aussi entériné la demande de confiscation du scellé. Les intérêts civils ont été réservés.

Yacouba BELEM

Auteur: BH SIDWAYA
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