La transformation numérique dépasse la dimension d’un projet technologique en devenant une question décisive de compétitivité économique, de rentabilité et même de survie pour les institutions financières.
Dans un environnement où les usages évoluent plus vite que les modèles d’affaires, les banques tunisiennes se retrouvent confrontées à une mutation comparable à celle qu’a connue le secteur des télécommunications il y a deux décennies et ce, via l’obligation de réinventer leur proposition de valeur sous peine d’être marginalisées.
La véritable rupture n’est pas l’apparition de nouveaux outils digitaux. Elle réside dans le déplacement du pouvoir économique vers un client hyperconnecté, informé et de plus en plus exigeant. Ce changement modifie profondément les équilibres du marché bancaire, transformant les infrastructures numériques en actifs stratégiques aussi importants que les réseaux d’agences ou les bilans financiers.
Une économie qui accélère la révolution bancaire
La Tunisie figure aujourd’hui parmi les économies les plus connectées du continent africain. Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), le taux d’utilisation d’Internet a atteint 92,8% en 2024 contre 89% en 2023, dépassant largement la moyenne mondiale de 70,5%. Cette hausse s’appuie sur une couverture mobile quasi généralisée, avec 99,5% pour la 4G.
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Auteur: Mohamed Ben Abderrazek
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