Défendu le 3 juillet 2026 par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, devant une commission présidée par l’honorable Rosette Ayayi Moutymbo, le document de programmation fixe les grandes orientations économiques et budgétaires de l’État pour les trois prochaines années.
La présentation du Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (2027-2029) devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale le 3 juillet 2026 marque une étape importante dans la préparation des futures lois de finances. L’essence de cette programmation est portée par le maintient d’une croissance durable tout en préservant les équilibres des finances publiques. Pour y parvenir, le gouvernement mise sur des hypothèses macroéconomiques portant sur la croissance, l’inflation et la mobilisation accrue des recettes internes, dans un contexte où les contraintes budgétaires demeurent fortes.L’un des axes les plus significatifs est l’alignement de la programmation budgétaire avec les objectifs de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30). Cette cohérence traduit la volonté de concentrer les ressources publiques sur des secteurs jugés structurants pour la transformation économique du Cameroun.Parmi les priorités affichées, figurent le développement des infrastructures stratégiques, indispensable à l’amélioration de la compétitivité nationale, ainsi que l’accélération de l’industrialisation et de la valorisation des ressources locales. Ces orientations traduisent une volonté de réduire progressivement la dépendance aux exportations de matières premières brutes et de favoriser une plus grande création de valeur sur le territoire national.

La consolidation budgétaire constitue également un pilier de cette programmation. L’exécutif entend améliorer l’efficacité de la dépense publique tout en renforçant la mobilisation des ressources internes. Cet équilibre entre maîtrise des dépenses et augmentation des recettes apparaît comme une condition essentielle pour préserver la stabilité financière de l’État et soutenir les investissements prioritaires.Le développement du capital humain demeure enfin un axe transversal. Les investissements en faveur de l’éducation, de la formation et des secteurs sociaux sont présentés comme des leviers incontournables pour accompagner les mutations économiques et répondre aux défis de l’emploi des jeunes.Les échanges entre le ministre Louis Paul Motaze et les députés, sous la conduite de l’honorable Rosette Ayayi Moutymbo, ont permis d’examiner les implications concrètes de cette programmation. Les réponses apportées par le ministre aux préoccupations des parlementaires témoignent de l’importance du dialogue institutionnel dans le processus budgétaire.Au-delà des prévisions chiffrées, cette programmation 2027-2029 constitue un véritable cadre stratégique. Son succès dépendra toutefois de la capacité de l’administration à mobiliser efficacement les ressources, à exécuter les investissements annoncés et à maintenir la discipline budgétaire nécessaire à l’atteinte des objectifs de développement fixés par la SND30.
Léon Mgba
Auteur: Diapason Media Group Diapason Media Group
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