Dans les sociétés qui aspirent fortement au développement économique, politique et culturel, l’Université occupe une place de choix. C’est une garantie pour un avenir prospère. C’est d’autant plus vrai compte tenu d’un environnement international en pleine mutation, marqué par des avancées fulgurantes.
Un défi majeur se pose à notre université, une responsabilité cruciale pèse sur ses épaules. Il s’agit d’inscrire les générations présentes et futures dans une vision de progrès, d’ouverture sur le monde, afin qu’elles puissent parvenir à apporter des réponses efficaces aux enjeux vitaux qui se posent à notre société. Nul ne peut nier les moyens considérables consentis par l’Etat pour la promotion et la démocratisation de l’éducation et de l’enseignement.
C’est un droit constitutionnel et un des principes les plus affirmés par les textes fondateurs de notre République. En dépit de ses insuffisances, notre université a formé des cadres compétents, des spécialistes reconnus. Il ne fait aucun doute que l’Algérie a recueilli les fruits de ses efforts en investissant massivement dans le domaine du savoir. N’en déplaise aux âmes chagrines. L’apport des compétences scientifiques algériennes, leur sens de l’innovation et de l’initiative se sont révélés avec beaucoup de mérite face à la pandémie de COVID-19. C’est de bon augure pour le renforcement de la relation entre le monde de l’entreprise et l’Université, pour la relance de notre système national de recherche. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que l’Etat œuvrait inlassablement pour faire des étudiants la locomotive du processus de développement du pays dans tous les secteurs.
Une vision nouvelle se dessine. Elle rend impérative la nécessité de consolider le rôle et les missions de l’Université. On se rappelle que dans son premier discours à la Nation, le président de la République, à l’issue de sa prestation du serment constitutionnel, a souligné l’intérêt à accorder au secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, afin de lui permettre de jouer un rôle pionnier dans l’édification de la nouvelle République algérienne. Il a mis en avant la nécessité de développer des programmes pour hisser le niveau des diplômés et jeter des passerelles entre le monde du travail et l’Université, afin de faire de celle-ci la locomotive de l’édification d’une économie forte. Partant de ce principe, il a soutenu qu’il œuvrera «à l’autonomie de l’Université, la création de pôles d’excellence et à l’éradication de la bureaucratie qui annihile la créativité et l’innovation».
Il a affirmé que l’Algérie misait sur les centaines de milliers de diplômés des universités et instituts supérieurs pour la mise en place du nouveau modèle économique dont l’objectif est de générer de la richesse et de l’emploi et consolider notre indépendance économique en nous affranchissant des fluctuations des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux.
Sans omettre de mettre à contribution l’apport non négligeable de notre émigration qui demeure un véritable vivier de compétences. En effet, il serait parfaitement déplacé de ne pas s’apercevoir que notre diaspora recèle un puissant potentiel de savoir-faire et d’un capital financier à mettre à l’actif de notre développement.
M. Bouraib
Auteur: elmoudjahid
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