Autonomisation
CARE Maroc a réuni à Rabat les principaux acteurs institutionnels, partenaires internationaux et représentants de la société civile pour réfléchir aux moyens de renforcer le rôle des femmes leaders dans le développement territorial et leur participation aux politiques publiques, à partir des enseignements issus du terrain.
Comment transformer l’expérience des femmes leaders au Maroc en levier de développement ? C’est autour de cette question que CARE Maroc a rassemblé à Rabat décideurs publics, partenaires du développement et acteurs de la société civile afin d’identifier les conditions d’une participation accrue des femmes à la vie économique et à la décision publique. Cette rencontre a constitué un espace de dialogue autour de la contribution des femmes au développement territorial, de leur participation aux processus de consultation et de leur rôle dans l’élaboration des politiques publiques.
Les échanges ont notamment porté sur les obstacles qui limitent encore leur participation économique, parmi lesquels l’accès au financement, aux marchés, aux dispositifs d’accompagnement et à l’information économique, ainsi que les difficultés d’intégration dans les chaînes de valeur, d’accès aux compétences et aux espaces de décision. « Investir dans les femmes, c’est investir dans l’avenir de la société. Aucun pays ne peut réaliser pleinement son potentiel sans la contribution active des femmes», a déclaré Sandra McCardell, chargée d’affaires de l’ambassade du Canada au Maroc et en Mauritanie.
Pour Hlima Razkaoui, directrice générale de CARE Maroc, «l’autonomisation économique des femmes ne se limite pas à la création d’activités génératrices de revenus. Elle constitue également un puissant levier de leadership, de participation citoyenne et de développement territorial». Et de préciser que «les échanges d’aujourd’hui soulignent l’importance de capitaliser sur les enseignements du terrain afin de consolider les acquis, de renforcer les dispositifs d’accompagnement et d’inscrire durablement la contribution des femmes dans les décisions qui façonnent l’avenir de leurs communautés».
Les échanges ont montré que l’autonomisation économique des femmes repose sur plusieurs leviers complémentaires, dont le renforcement des compétences entrepreneuriales, l’accès au financement et aux marchés, l’accompagnement technique des activités économiques ainsi que l’appui aux coopératives et aux associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC). Ces dispositifs permettent aux femmes de mieux structurer leurs activités, d’améliorer la commercialisation de leurs produits, de diversifier leurs revenus et de renforcer leur capacité d’action au sein de leurs communautés, y compris face aux difficultés auxquelles leurs territoires peuvent être confrontés. Cette rencontre a également mis en évidence le rôle des femmes leaders rurales dans la cohésion sociale, le dialogue territorial et l’action publique.
Dans les zones fragilisées, notamment à Al Haouz après le séisme, leur mobilisation a permis de préserver les solidarités, de faire remonter les besoins des communautés et de soutenir les dynamiques de reconstruction. Les participants ont ainsi appelé à capitaliser sur les acquis du programme AFED, à poursuivre la levée des barrières à la participation économique des femmes et à mobiliser de nouveaux financements pour pérenniser cette dynamique. L’accent a également été mis sur l’importance de faciliter l’accès aux opportunités économiques, de renforcer les mécanismes d’accompagnement adaptés aux territoires, de développer les réseaux de femmes leaders et de mieux prendre en compte leurs contributions dans les processus de consultation et de décision.
Auteur: ALM
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