Auteur : Sofia Djebbari vendredi 03 juillet 2026 19:28
L’aventure algérienne au Mondial 2026 s’est arrêtée aux portes des seizièmes de finale. Au moment de faire le bilan, le ton de Vladimir Petković est celui d’un homme qui assume, mais qui ne partage pas les conclusions des critiques.
L’inefficacité, seul juge de paix
Pour le technicien bosnien, le match s’est résumé à une règle simple du football : le réalisme. « Nous avons bien commencé et nous nous sommes créé plusieurs situations dangereuses », rappelle-t-il, déplorant une incapacité à concrétiser cette domination initiale. Selon lui, c’est l’ouverture du score suisse qui a changé la physionomie du match, plaçant ses hommes sous une pression qu’ils n’ont jamais réussi à surmonter. Il salue d’ailleurs avec sportivité la performance d’une équipe suisse qu’il juge supérieure en seconde période.
Défense et tactique : Petković reste sur ses positions
Pointé du doigt pour une arrière-garde jugée perméable tout au long du tournoi, Petković balaie l’argument : « Notre faiblesse n’était pas la défense », affirme-t-il, préférant insister sur le manque d’efficacité collective.
Sur le choix controversé d’aligner un seul attaquant de pointe, le coach ne cède pas un pouce de terrain : « Notre tactique n’était pas le problème. J’ai dû faire des choix et j’en assume pleinement la responsabilité ». Pour lui, le système était viable, mais c’est l’exécution finale qui a fait défaut.
Un bilan historique à relativiser
Malgré la douleur de l’élimination, Petković refuse de noircir le tableau. Il invite à prendre de la hauteur : après douze ans d’absence en Coupe du Monde, atteindre le stade des 32es de finale reste, selon lui, un « moment historique ». Le sélectionneur appelle à ne pas occulter les points positifs de la campagne, saluant l’engagement sans faille de son groupe jusqu’à la dernière minute.
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