Auteur : Sofia Djebbari vendredi 03 juillet 2026 19:40
Islam Slimani n’a pas cherché à édulcorer son propos. Pour l’ancien fer de lance des Fennecs, cette élimination n’est que la conséquence logique d’un mal plus profond. « Le problème dont souffre la sélection existe depuis près de deux ans », a-t-il affirmé, ciblant directement les hésitations permanentes de Vladimir Petković.
Une instabilité chronique
Le reproche principal de Slimani concerne le manque de continuité dans le onze de départ et les schémas tactiques. Pour lui, le retour au système utilisé contre le Nigeria lors du match contre la Suisse démontre une incapacité à bâtir sur des acquis : « À chaque match, la composition change. On alterne entre les systèmes sans qu’il y ait une réelle continuité ».
L’impasse des exploits individuels
Au-delà de la polémique sur le « faux numéro 9 », Slimani s’interroge sur la préparation collective. Il déplore une dépendance excessive aux fulgurances individuelles : « Très souvent, la seule solution consiste à donner le ballon à Aït-Nouri ou attendre un éclair de Mahrez. Mais où sont les enchaînements tactiques ? Où est le style de jeu ? ». Pour l’ancien attaquant, une équipe peut accepter la défaite si elle est construite sur une personnalité affirmée, ce qui fait cruellement défaut aux Verts aujourd’hui.
Le constat d’un projet à la dérive
La conclusion de Slimani est sans appel : « Depuis deux ans, je ne vois aucune véritable identité dans cette sélection ». Pour lui, les buts algériens sont trop souvent le fruit de talents isolés plutôt que le résultat d’un travail collectif structuré. Un diagnostic sévère qui résonne avec la colère des supporters et qui pose, une fois de plus, la question de la pertinence du projet sportif porté par la FAF et le staff technique actuel.
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