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Le conflit au Moyen-Orient ne menace pas seulement les équilibres géopolitiques.
Il ravive aussi une vulnérabilité plus silencieuse mais plus concrète pour la Tunisie : celle d’une économie encore fortement exposée aux chocs inflationnistes, énergétiques et financiers venus de l’extérieur.
La géopolitique devient une facture économique
Les guerres modernes ne s’arrêtent plus aux frontières des États qui s’affrontent. Elles traversent désormais les marchés, les ports, les monnaies et les chaînes d’approvisionnement. Le regain de tensions au Moyen-Orient en est une nouvelle illustration. Derrière les démonstrations de force militaires, c’est un risque économique global qui se reconstitue.
Le point de bascule est connu : l’énergie. Dès que la région du Golfe entre dans une zone d’instabilité durable, les marchés mondiaux réévaluent le risque sur le pétrole. Le détroit d’Ormuz, passage vital du commerce énergétique international, redevient alors un facteur central de nervosité. Il n’est même pas nécessaire qu’il soit bloqué. Il suffit que sa sécurité soit perçue comme incertaine pour que les prix se tendent et que les anticipations inflationnistes repartent.
Ce mécanisme transforme rapidement un conflit régional en onde de choc mondiale. Car le pétrole n’est pas un produit parmi d’autres. Il est au cœur du transport, de l’industrie, de l’agriculture et de la logistique. Lorsqu’il monte, toute l’économie finit par payer.
Le pétrole, canal de transmission vers la Tunisie
Pour la Tunisie, cette séquence est particulièrement sensible. Le pays reste structurellement exposé aux importations énergétiques, ce qui signifie qu’une flambée durable des cours internationaux se transmet rapidement à ses équilibres internes.
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Auteur: Mohamed Ben Abderrazek
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