Téhéran n’y est pas allé de main morte avec Ali Karimi, un ancien international iranien qui s’est planqué à l’étranger ; les autorités ont annoncé ce lundi 11 mai la saisie de ses 6 biens immobiliers. Il paye pour ses attaques verbales contre le régime.
Le site Mizan, organe du pouvoir judiciaire iranien, livre le détail de la frappe : les pouvoirs publics ont mis la main sur 4 résidences et 2 locaux commerciaux, sur décision de justice. Les autorités accusent l’ex-joueur du Bayern Munich d’avoir appuyé «l’ennemi» ces dernières années.
Surnommé le «Maradona asiatique», Ali Karimi avait manifesté son soutien au mouvement de contestation en Iran ainsi qu’à l’ancien Shah. Exilé depuis 2022, il n’a pas encore commenté publiquement cette mauvaise nouvelle à laquelle il s’attendait forcément. Comme Reza Pahlavi, le fils du dernier Shah, l’ancienne star du football a elle aussi parié sur la ferme volonté des USA et d’Israël de déboulonner le régime iranien…
Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont fait tout ce qu’ils ont pu, mais à l’évidence ce sera un peu court pour enterrer la théocratie et ses tentacules. Le régime est bien là, avec même une radicalisation de sa nouvelle direction après la liquidation des « esprits un plus éclairés » qui avaient les faveurs de Washington. La preuve, une de plus, que la Maison Blanche a très mal préparé son affaire. L’ancien joueur a parié, il a perdu. En tout cas jusqu’ici. On verra bien ce que l’avenir réserve à Trump et à l’Ayatollah Mojtaba Khamenei.
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Auteur: Souleymane Loum
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