La cour d’assises de la ville de « Draguignan », dans le sud-est de la France, a condamné ce vendredi le chanteur marocain Saad Lamjarred, âgé de 41 ans, à une peine de cinq ans de prison, après des poursuites pour le viol d’une jeune femme rencontrée en 2018 à « Saint-Tropez », sur la Côte d’Azur française.
Le parquet avait auparavant requis une peine de dix ans d’emprisonnement dans cette même affaire.
Le procès, ouvert au début de cette semaine, s’est déroulé à huis clos, conformément à la législation française applicable à ce type d’affaires. Des médias français ont rapporté que l’artiste marocain s’est effondré en larmes après l’énoncé du verdict, en présence de son père et de son épouse.
La cour a également condamné Saad Lamjarred à verser 30 000 euros de dommages et intérêts à la plaignante, ainsi que 5 000 euros au titre des frais de défense. Son avocat, Christian Saint-Palais, a refusé de faire toute déclaration à la presse concernant le jugement prononcé contre son client.
Le chanteur marocain avait déjà passé trois mois en détention provisoire en 2018 dans le cadre de cette même affaire, tout en continuant à nier les accusations de viol tout au long de l’enquête et du procès.
De son côté, la plaignante a affirmé dans ses déclarations à la police qu’elle avait rencontré l’artiste dans un bar de « Saint-Tropez », où elle travaillait, avant d’accepter de l’accompagner à l’hôtel où il séjournait pour prendre un verre. Elle l’a ensuite accusé de l’avoir violée dans sa chambre.
Pour sa part, Saad Lamjarred a soutenu que la relation avec la plaignante était consentie. Toutefois, la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’« Aix-en-Provence » n’a pas retenu cette version dans l’acte d’accusation et a décidé de renvoyer l’affaire devant la cour d’assises, estimant que le fait pour une femme d’entrer dans la chambre d’un homme ne signifie pas nécessairement qu’elle consent à une relation sexuelle.
Il convient de rappeler que Saad Lamjarred avait déjà été condamné en première instance à une peine de prison dans une affaire similaire par la cour d’assises de Paris, après avoir été accusé par une jeune femme de viol et de violences dans un hôtel de la capitale française.
La procédure d’appel avait ensuite été retardée en raison de poursuites visant des personnes de l’entourage de la plaignante, soupçonnées d’avoir tenté de faire chanter le chanteur marocain en réclamant trois millions d’euros en échange du retrait de la plainte et de la rétractation de leurs déclarations.
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Auteur: hamza ben khelifa
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