Mieux communiquer, mieux vivre…
Compétence de vie
Avoir le cœur blanc, c’est cette capacité à ne pas laisser le négatif prendre toute la place.
Attention toutefois : avoir le cœur blanc ne signifie pas tout accepter. Ce n’est ni être faible, ni manquer de caractère, ni laisser les autres dépasser nos limites.
Au Maroc, nous utilisons souvent une expression magnifique : avoir le cœur blanc. Une expression simple, populaire, profondément ancrée dans notre culture, mais qui porte peut-être bien plus qu’une simple façon de parler.
Quand on dit d’une personne qu’elle a « le cœur blanc », on parle rarement de naïveté. On parle plutôt de cette capacité à ne pas rester enfermée dans la rancune. De cette aptitude à pardonner plus facilement, à relativiser, à avancer, à ne pas garder dans son cœur chaque blessure, chaque déception ou chaque conflit rencontré sur son chemin.
Avoir le cœur blanc, c’est cette capacité à ne pas laisser le négatif prendre toute la place.
Attention toutefois : avoir le cœur blanc ne signifie pas tout accepter. Ce n’est ni être faible, ni manquer de caractère, ni laisser les autres dépasser nos limites. On peut être lucide, poser des limites claires, prendre ses distances, protéger sa santé mentale et émotionnelle… sans pour autant choisir la haine, la vengeance ou la rancune permanente.
Certaines personnes semblent posséder cette capacité presque naturellement. Est-ce lié à la personnalité ? À l’éducation ? À l’environnement familial ? Aux expériences de vie ? Probablement un peu de tout cela.
Car nos enfants apprennent aussi émotionnellement.
Ils apprennent en observant nos réactions, nos mots, nos silences, notre façon de parler des autres. Ils apprennent lorsque nous racontons un conflit familial. Ils apprennent lorsque nous parlons d’un collègue, d’un voisin, d’un ami, d’un membre de la famille avec lequel nous sommes fâchés.
Lorsqu’un enfant grandit dans un environnement où l’on nourrit constamment les rancœurs, les « ne parle plus à untel », les « je ne lui pardonnerai jamais », les « n’oublie surtout pas ce qu’il nous a fait », il peut finir par apprendre que porter ses blessures longtemps est normal.
Et parfois, sans le vouloir, nous faisons de nos enfants les héritiers émotionnels de conflits qui ne leur appartiennent même pas.
À l’inverse, apprendre à protéger son cœur sans le remplir de lourdeur est probablement l’un des plus beaux cadeaux éducatifs que l’on puisse transmettre.
En tant que coach, formatrice en soft skills et techniques de communication, je vois le cœur blanc comme bien plus qu’une qualité humaine ou une vertu morale. J’y vois une véritable compétence relationnelle. Une compétence de vie.
Pourquoi ?!
Parce qu’au fond, combien d’énergie dépensons-nous dans les rancunes ?!
Combien de conversations refaites mentalement ?! Combien de scénarios rejoués dans notre tête ?! Combien de temps perdu à vouloir prouver que nous avions raison ?! Combien d’énergie gaspillée à surveiller ceux qui nous ont blessés?!
Cette charge mentale relationnelle est épuisante.
La rancune mobilise du temps, de l’énergie émotionnelle, de l’attention et parfois même notre sommeil. Elle nous suit au travail, dans nos relations, dans nos vacances, dans nos moments censés être heureux.
La rancune est lourde.
Le cœur blanc, lui, donne des ailes et libère notre espace mentale !
Et cette capacité relationnelle mérite probablement davantage d’attention. Car oui, le cœur blanc peut aussi s’apprendre et s’entraîner.
On peut apprendre à nourrir le pardon sans oublier.
On peut apprendre à déposer certaines colères plutôt qu’à les collectionner.
On peut apprendre à reconnaître ses blessures sans leur offrir une résidence permanente.
On peut apprendre à choisir ce que l’on garde dans son cœur… et ce que l’on décide de laisser partir.
Cela ne veut pas dire oublier les leçons. Cela ne veut pas dire accepter l’inacceptable pour notre bien ! Cela veut simplement dire refuser de laisser certaines personnes ou certaines situations continuer à occuper gratuitement un espace précieux dans notre vie intérieure.
Dans le couple aussi, cette notion mérite réflexion.
Combien de disputes anciennes ressortent encore aujourd’hui ? Combien de phrases prononcées il y a dix ans continuent d’être utilisées comme arguments ? Combien de familles vivent avec des tensions héritées de générations précédentes ?
Parfois, nous portons des valises émotionnelles qui ne nous appartiennent même plus.
Le cœur blanc n’efface pas les difficultés. Il apprend simplement à ne pas offrir un abonnement illimité à certaines blessures dans notre tête et dans notre cœur.
Parce que la vie est courte.
Trop courte pour collectionner les rancunes comme d’autres collectionnent les timbres.
Alors peut-être que le cœur blanc, finalement, c’est cela : choisir de faire davantage de place à la joie, à l’amour, à l’amitié, à la fraternité, à la paix intérieure… et un peu moins aux bagages émotionnels que nous traînons parfois depuis trop longtemps.
Et puis entre nous… voyager léger, sourire davantage et laisser un peu plus d’espace au bonheur, ce n’est déjà pas une mauvaise façon de traverser la vie.
La rancune est lourde, ralentissante, fatiguante…épuisante…
Le cœur blanc, lui, donne des ailes, de l’énergie, de la lumière…
Et cette capacité relationnelle mérite probablement davantage d’attention. Car oui, le cœur blanc peut aussi s’apprendre et s’entraîner.
On peut apprendre à nourrir le pardon sans oublier.
On peut apprendre à déposer certaines colères plutôt qu’à les collectionner.
On peut apprendre à reconnaître ses blessures sans leur offrir une résidence permanente.
On peut apprendre à choisir ce que l’on garde dans son cœur… et ce que l’on décide de laisser partir.
On peut apprendre à voir le bon plus que le moins bon, chez l’autre, et dans la vie…
Cela ne veut pas dire oublier les leçons. Cela ne veut pas dire accepter l’inacceptable. Cela veut simplement dire refuser de laisser certaines personnes ou certaines situations continuer à occuper gratuitement un espace précieux dans notre vie intérieure.
Dans le couple aussi, cette notion mérite réflexion.
Combien de disputes anciennes ressortent encore aujourd’hui ??
Combien de phrases prononcées il y a dix ans continuent d’être utilisées comme arguments??
Combien de familles vivent avec des tensions héritées de générations précédentes ??
Parfois, nous portons des valises émotionnelles qui ne nous appartiennent même pas.
Le cœur blanc n’efface pas les difficultés. Il apprend simplement à ne pas offrir un abonnement illimité à certaines blessures dans notre tête et dans notre cœur.
Parce que la vie est courte.
Trop courte pour collectionner les rancunes comme d’autres collectionnent les timbres.
Alors peut-être que le cœur blanc, finalement, c’est cela : choisir de faire davantage de place à la joie, à l’amour, à l’amitié, à la fraternité, à la paix intérieure… et un peu moins aux bagages émotionnels que nous traînons souvent depuis trop longtemps.
Et puis entre nous… voyager léger, sourire davantage et laisser un peu plus d’espace au bonheur, ce n’est déjà pas une mauvaise façon de traverser la vie.
Alors, communiquons mieux et vivons mieux, et à cœurs blancs bienvenus et aux autres à une autre vie…ou pas !
Auteur: Sophia El Khensae Bentamy
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