L’Ordre des médecins appelle à sécuriser d’urgence les établissements de santéL’Ordre des médecins appelle à sécuriser d’urgence les établissements de santé
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Le Conseil national de l’Ordre des médecins a appelé, ce samedi, à l’élaboration urgente d’un programme national destiné à sécuriser les établissements de santé publics et privés. Ce programme devrait reposer sur l’organisation de l’accès aux espaces de soins, la mise en place de mécanismes de protection appropriés, l’instauration de procédures claires de signalement et d’intervention, ainsi que l’adoption d’une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la violence au sein des établissements sanitaires.

Cette demande intervient à la suite des récentes agressions ayant visé plusieurs médecins dans l’exercice de leurs fonctions, que le Conseil a fermement condamnées. Il a estimé que ces actes portent atteinte à la sécurité des médecins et des autres professionnels de santé, menacent la continuité des services sanitaires ainsi que le droit du citoyen à recevoir des soins dans des espaces sûrs, préservant la dignité de tous.

Le Conseil a affirmé que la protection du médecin et des professionnels de santé ne constitue ni une revendication catégorielle ni un privilège professionnel, mais bien une obligation légale et institutionnelle, ainsi qu’une condition essentielle pour protéger le patient, garantir le bon fonctionnement des établissements de soins et assurer la continuité du système de santé.

Il a également appelé les autorités compétentes à appliquer la loi avec la plus grande fermeté et à ouvrir les enquêtes judiciaires nécessaires afin de demander des comptes aux agresseurs, exprimant sa pleine solidarité avec les médecins victimes d’agressions et réaffirmant sa disposition à leur fournir un soutien et un accompagnement juridiques.

Le Conseil a souligné que défendre la sécurité des médecins et des professionnels de santé revient à défendre la sécurité du patient, et que la protection des lieux de soins constitue une protection du droit à la santé et aux soins.

L’Organisation des jeunes médecins avait indiqué, dans un précédent communiqué, qu’un médecin de l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir avait été agressé sur son lieu de travail, entraînant une fracture au niveau du nez ayant nécessité une intervention chirurgicale et un congé maladie de 28 jours.

L’organisation a ajouté qu’un autre médecin de l’hôpital universitaire Ibn El Jazzar de Kairouan avait subi, au cours de la même semaine, une agression similaire, mettant en garde contre la recrudescence des violences visant les professionnels de santé.

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Auteur: hamza ben khelifa
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