Missions diplomatiques et Postes consulaires du Burkina Faso : le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE invite les chefs de poste à renforcer la communication pour éviter les dysfonctionnementsMissions diplomatiques et Postes consulaires du Burkina Faso : le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE invite les chefs de poste à renforcer la communication pour éviter les dysfonctionnements

Le Camarade ministre des Affaires étrangères, accompagné de ses proches collaborateurs, en l’occurrence ceux de l’Inspection générale des services, a présidé un webinaire avec les chefs des Missions diplomatiques et Postes consulaires, sur la gestion budgétaire au niveau des ambassades et consulats généraux du Burkina Faso à l’étranger.

Cette rencontre tenue le 21 octobre au ministère des Affaires étrangères, a également connu la participation en présentiel ou en ligne, des représentants de l’ASCE-LC, de l’inspection générale des Finances, de l’inspection technique du Trésor, de l’Agent judiciaires de l’Etat, de la Direction générale des Affaires immobilières et de l’Equipement de l’Etat (DGAIE) et de la Caisse nationale de Sécurité sociale, qui interviennent également à des niveaux différents dans le contrôle ou l’appui au fonctionnement de nos MDPC.

Deuxième du genre, elle traduit la volonté du département des Affaires étrangères de renforcer la qualité de la gouvernance diplomatique, dans un contexte où la rationalisation des ressources de l’État, la transparence et l’obligation de rendre compte constituent des exigences fondamentales de l’action administrative.

Il s’agit à travers cette démarche, de réduire les dysfonctionnements constatés dans la gestion administrative, des ressources humaines, du matériel mobilier et immobilier, de la commande publique et le pilotage opérationnel des activités au niveau de nos ambassades et consulats généraux.

Ce cadre est initié à la suite de missions d’audit et d’appui-conseil effectuées par les corps de contrôle dans les MDPC et qui ont décelé des insuffisances récurrentes, liées non seulement au non-respect des normes de gestion administrative, comptable et financière, mais aussi à l’interprétation subjective ou parfois erronée de certains textes, qui peuvent impacter négativement le bon fonctionnement de ces MDPC.

Pendant trois heures d’échanges entre premiers responsables du ministère des Affaires étrangères, chefs de MDPC et cadres du ministère de l’Economie et des Finances, il est ressorti la nécessité de mettre l’accent sur la communication, si l’on veut mettre fin aux dysfonctionnements et améliorer durablement la performance des MDPC.

« Ces dysfonctionnements sont plus liés à un manque de communication ; il faut améliorer la communication au sein de nos Missions diplomatiques, entre les Missions diplomatiques et la Centrale et entre le ministère des Affaires étrangères et les autres départements, notamment celui des Finances », a insisté le Camarade Karamoko Jean Marie TARORE.

Une formation du personnel diplomatique sur la gestion budgétaire s’avère également une nécessité selon la délégation du ministère en charge des Finances, afin d’éviter les manquements qui sont fréquemment décelés.

A cela s’ajoute la digitalisation des services dans les MDPC qui permettra de garantir la transparence dans leur fonctionnement.

Il en est de même pour l’immatriculation du personnel diplomatique pour mettre fin aux difficultés de gestion de la pension des retraités issus des MDPC, selon le représentant de la CNSS.

Sur ce point, le Camarade ministre TARORE a indiqué la nécessité d’envisager une session spéciale avec la CNSS.

Appelant à la rigueur et à la discipline dans l’utilisation des biens de l’Etats dans les MDPC, le ministre et les autres intervenants ont encouragé les chefs de postes, à poursuivre les efforts dans le domaine de la Comptabilité Matière, et à d’envisager l’acquisition des biens immobiliers, et ainsi amener l’Etat à quitter le statut de locataire vers celui de propriétaire.

Aux chefs des MDPC qui ont salué la tenue de cette séance, le premier responsable du ministère des Affaires étrangères a demandé de prendre en compte les observations, les orientations et les recommandations formulées pour une gouvernance diplomatique dans le respect de la réglementation en vigueur au Burkina Faso.

Auteur: BH SIDWAYA
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