S’il ne dort pas dans les tiroirs comme d’autres similaires, ce plan est la feuille de route qui va transformer Yaoundé, Douala, Bafoussam, Garoua et toutes les villes camerounaises en villes plus inclusives, connectées et durables.
Lancé officiellement le mardi 08 septembre 2026 par le ministère de l’Habitat et du Développement urbain- Minhdu, le ministère des Postes et Télécommunications- Minpostel et ONU-Habitat, le Plan d’action national pour le développement des villes intelligentes est désormais officiel. Il repose sur 3 piliers majeurs présentés comme les axes stratégiques.
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D’abord la technologie au service de la gestion urbaine. L’idée est d’utiliser le numérique pour régler les problèmes du quotidien : gestion du trafic, collecte des déchets, éclairage public intelligent, sécurisation des quartiers, digitalisation des services municipaux. Fini les files interminables à la mairie pour un acte de naissance.
Ensuite l’innovation et l’inclusion sociale. Le Plan vise à ne laisser personne de côté. Il prévoit des services connectés accessibles aux populations, le soutien aux startups locales et aux PME du numérique, et l’implication des universités comme l’Ecole nationale supérieure polytechnique Yaoundé I pour créer des solutions camerounaises aux problèmes camerounais.
Enfin, une gouvernance modernisée. C’est le cœur du dispositif. Il s’agit de donner de vrais outils aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Les mairies et régions ne seront plus de simples spectatrices. Elles deviennent les actrices principales de la transformation, avec un cadre d’intervention clair et des financements dédiés.
Ce plan entre en jeu au moment où le Cameroun fait face à une urbanisation accélérée et souvent anarchique. Des villes étouffent en raison des embouteillages, inondations, insécurité, chômage des jeunes. Ce Plan arrive comme une réponse directe au défi climatique pour permettre de rendre les villes plus résilientes aux inondations et à la chaleur grâce à des données et des capteurs. Au défi socio-économique en permettant de créer des emplois dans le numérique et rendre les villes plus attractives pour les investisseurs. Au défi de la décentralisation en donnant aux mairies les moyens technologiques et financiers de gérer leurs territoires.
Pour la mise en œuvre du plan dans le volet infrastructurel, le Cameroun s’appuie sur les opérateurs Orange, MTN, CAMTEL ; sur le FEICOM pour le financement des communes ; et sur l’ANTIC pour la régulation numérique. Le PNUD, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’Union européenne sont des partenaires qui vont accompagner la mise en œuvre du plan.
Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL
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