Sabri Lamouchi est une figure du football français et international qui a réalisé un parcours professionnel de premier ordre.
Tout d’abord en tant que footballeur à la trajectoire multiple et géographiquement étendue. Puis en tant qu’entraîneur ayant capitalisé sur son expérience de joueur et sur son effort de formation pour pouvoir remplir cette fonction avec le maximum d’atouts en connexion avec la réalité et le potentiel de chaque équipe dirigée.
Né à Lyon le 9 novembre 1971, il s’est passionné très tôt pour le football au point de signer sa première licence à La Duchère à l’âge de six ans avant de passer à Alès dès l’âge de 18 ans.
Alès, il fait son apprentissage du milieu professionnel durant trois saisons (19991-94). Sa régularité et son intelligence dans le jeu en tant que milieu de terrain offensif interpellent Guy Roux, le célèbre entraîneur d’Auxerre, qui l’engage en 1994 pour en faire une pièce maîtresse de son équipe. Le doublé en 1995-96 couronne le choix de l’un et les efforts de l’autre.
Entre-temps, le joueur tape, en 1993, dans le viseur de l’entraîneur national Youssef Zouaoui qui le convoque pour le tournoi du 7-Novembre. Remplaçant face à l’Egypte, Lamouchi ne semblait pas motivé pour disputer le match car ayant toujours souhaité une carrière pleine en Europe que la nationalité tunisienne pouvait défavoriser en raison des quotas en joueurs étrangers. Quand Zouaoui lui demande de s’échauffer, il trouve un alibi physique pour se dérober. C’est l’acte I.
Acte II. La FTF mandate ensuite Kamel Ben Amor, membre fédéral, pour se rendre à Alès en vue de convaincre Lamouchi de l’importance d’une participation à une compétition majeure qui se profile, la CAN 1994. Accompagné de Slaheddine Mbarek, journaliste à la radio et cousin de Lamouchi, Ben Amor effectue la mission après un vrai parcours du combattant et rentre avec une conclusion imparable : depuis son enfance Lamouchi rêvait d’une carrière de footballeur professionnel, de stades pleins et de challenges de premier ordre. Avec les places limitées aux joueurs étrangers, la nationalité tunisienne constituerait ainsi un obstacle insurmontable pour un joueur qui débute dans le monde impitoyable et ultra-concurrentiel du football professionnel. La suite est connue: Auxerre avec le doublé en 1996, Monaco avec le titre de champion en 2000, Parme avec la Coupe d’Italie en 2005, Inter de Milan, Marseille avec la Coupe Intertoto en 2005 et une finale de Coupe de France en 2006. Puis quelques expériences plus ou moins courtes au Golfe. Ses aspirations ont donc été réalisées et son ambition légitimée.
En Equipe de France, la concurrence a été très dure : Zidane, Deschamps, Viera, Petit, Boghossian, Pirès, etc. Il aura néanmoins aligné de 1996 à 2000 douze rencontres internationales, ce qui est un indicateur de compétitivité.
Entraîneur, il a commencé avec une charge très lourde, la Côte d’Ivoire de 2012 à 2014. S’en suivent alors des expériences exaltantes dont celles à Rennes 2017-18, Nottingham Forest 2019-2020.
Le 14 janvier 2026, Sabri Lamouchi devient le sélectionneur de la Tunisie. Il a pour mission essentielle la Coupe du monde 2026. Ses premières déclarations sont explicites: il ne comptera que sur les joueurs rompus aux vertus du haut niveau. Les premiers pas sont probants et prometteurs : lors d’une tournée à Toronto, il parvient à obtenir une victoire face à Haïti (1-0), et le nul blanc devant le Canada.
Avant le démarrage de la Coupe du monde, l’Autriche, le 1er juin à Vienne, puis la Belgique, le 6 juin à Bruxelles, constitueront des examens grandeur nature.
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