Face à la recrudescence des effondrements d’immeubles, les Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC), l’Ordre National des Architectes du Cameroun (ONAC) et l’Ordre National des Ingénieurs de Génie Civil (ONIGC) ont signé ce mercredi 03 septembre 2026 une convention-cadre tripartite historique.
Objectif : verrouiller le suivi des chantiers privés après la délivrance du permis de construire.
C’est une réponse directe à une crise qui endeuille le Cameroun. Les CVUC, l’ONAC et l’ONIGC ont décidé de siffler la fin du désordre dans le secteur du BTP.
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Réunies le 03 septembre, les trois parties ont paraphé une convention qui change la donne. Fini le permis de construire délivré puis oublié. Désormais, le dispositif impose une maîtrise d’œuvre conjointe associant obligatoirement architecte et ingénieur sur les chantiers privés.
Le texte prévoit des garde-fous concrets : instauration d’un carnet de suivi de chantier, obligation de points d’arrêt aux étapes critiques des travaux pour validation, et mécanisme de paiement progressif des honoraires des professionnels pour éviter les abandons.
L’ambition politique est claire : prévenir les malfaçons, stopper les modifications anarchiques des plans approuvés et surtout, redonner aux mairies leur pouvoir de contrôle administratif, souvent contourné.
Pour ne pas brusquer le système, une phase pilote sera lancée dans des communes volontaires, avec deux innovations majeures : la digitalisation du carnet de suivi et la formation des agents municipaux.
À travers cet accord, les collectivités et les ordres professionnels envoient un message fort : la sécurité des populations prime sur les économies de bout de chandelle.
Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL
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