En tant que projet pilote de la nouvelle organisation du système de santé au Maroc, le Groupement sanitaire territorial (GST) de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma donne de premiers signaux encourageants en termes d’amélioration des prestations fournies aux citoyens. C’est ce que laisse entendre le constat dressé lors de son deuxième Conseil d’administration, présidé, lundi 8 juin, par le ministre de la Santé et de la Protection sociale Amine Tahraoui.
Le bilan du premier GST du pays, entré en fonction durant l’été 2025, fait ressortir une amélioration progressive de plusieurs indicateurs relatifs aux prestations de soins, les consultations médicales ont progressé de 10,94%, l’hospitalisation complète de 6,99%, les interventions chirurgicales programmées d’environ 35%, la chirurgie d’urgence de plus de 13%, et les analyses de laboratoire de 24,57%.
Amine Tehraoui a considéré, dans un communiqué de son département, que ces premiers résultats témoignent “d’une évolution progressive” du mode de gouvernance au niveau régional, en ce sens que le GST “constitue désormais une réalité institutionnelle et opérationnelle, appelée à rapprocher davantage la décision sanitaire du citoyen et à renforcer la capacité de la région en matière de planification, de coordination et d’intervention”.
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Le ministre a également insisté sur l’importance d’une utilisation optimale des ressources, d’une clarification des responsabilités et d’une meilleure coordination entre les différents niveaux de soins, afin de garantir un parcours de soins plus fluide, plus efficace et plus équitable.
En application du programme de réformes du système de santé, les GST, en cours de déploiement sur l’ensemble du territoire national, remplacent une gouvernance hospitalière centralisée et fragmentée par une organisation régionale intégrée et dotée de l’autonomie financière et de la personnalité morale.
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Ils visent à rapprocher les décisions en matière de santé de la réalité du terrain, à réduire les inégalités territoriales et à améliorer la coordination des soins et des parcours. Les mots-clés de ce nouveau système sont la décentralisation, l’autonomie, une coordination accrue, la réduction des inégalités et une nouvelle gouvernance.
Auteur: Challenge
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