Le Festival du nouveau cinéma de Montréal (FNC) est très heureux de dévoiler la programmation de sa 55e édition qui se tiendra du 8 au 18 octobre prochain. Les festivaliers auront l’occasion de découvrir les œuvres des cinéastes actuels les plus en vue ainsi que les films ayant rayonné dans les festivals internationaux, tout en découvrant des talents émergents, en plus de profiter des activités thématiques organisées par le festival. Tous formats confondus, ce sont près de 200 œuvres qui seront projetées, en provenance de plus de 30 pays. Les films et événements seront présentés au Monument-National, au Cinéplex Odéon Quartier Latin, à l’auditorium SGWUA de l’Université Concordia, à la Cinémathèque québécoise, au cinéma du Musée et à l’Agora du Coeur des Sciences de l’UQAM.
Films d’ouverture et de clôture
Fraîchement auréolé d’un Prix du Jury Jeunesse au Festival de Locarno alors que le Jury de la Compétition Officielle attribuait une mention spéciale à Xavier Bergeron pour sa performance, et suivant sa première nord-américaine au TIFF, Violence du corps de l’autre de Denis Côté sera donc présenté en avant-première et en ouverture du festival au public montréalais le 8 octobre au Monument National, avant de prendre l’affiche partout au Québec le 23 octobre. Réflexion délicate sur la vie, la mort, l’amour et la compassion, Violence du corps de l’autre met en vedette Larissa Corriveau, dont c’est la cinquième collaboration avec Denis Côté après Répertoire des villes disparues (2019), Hygiène sociale (2021), Un été comme ça (2022) et Mademoiselle Kenopsia (2023) ainsi que, entre autres, l’acteur français Philippe Rebbot (À bicyclette, Trois fois rien!), Xavier Bergeron (Le retour d’Anna Brodeur), Gabrielle Lazure, Pierrette Robitaille, Louise Deschâtelets et Eve Pressault (Nelly).
Tout juste après avoir été présenté en première mondiale au Festival international du film de Toronto, L’Autre d’Alexandre Franchi clôturera cette 55e édition le samedi 17 octobre prochain à l’auditorium SGWUA de l’Université Concordia avant de prendre l’affiche au Québec le 30 octobre. Le film met en vedette une distribution de renom comprenant Pierre-Yves Cardinal, Bilel Chegrani, Karine Gonthier-Hyndman, Nahéma Ricci, Benoît Gouin, Maxime Genois et le regretté Marc Messier.
Louve d’honneur à Atom Egoyan
Fidèle de la première heure, Atom Egoyan incarne l’esprit audacieux du FNC, qui a très tôt célébré sa vision unique. Pionnier du cinéma canadien, le festival lui remettra une Louve d’honneur le mercredi 14 octobre, suivie de la projection restaurée de son film The Sweet Hereafter ainsi que d’une discussion sur sa filmographie complète
Compétition internationale – Louve d’Or présenté par Québecor
Cette compétition, toujours très attendue des habitués du festival, présente les plus belles découvertes de l’année, premiers et deuxièmes films, et met en lumière des cinéastes faisant preuve de créativité et d’un talent certain. Cette année, la compétition internationale est composée de deux films sur la jeunesse et ses questionnements identitaires et intimes. 17 de Kosara Mitić (Macédoine, Serbie, Slovénie) nous amène au cours d’un voyage scolaire tendu avec une adolescente qui confronte les violences sexuelles et l’omerta qui les protège et Two Mountains Weighing Down My Chest de Viv Li (Allemagne, Pays Bas) met en scène la réalisatrice dans son quotidien avec son tiraillement entre le traditionalisme de sa culture chinoise de naissance et le progressisme de la culture queer à Berlin. Deux films se retrouvent grâce à des réflexions sur la quête spirituelle et sur la notion de famille : dans 9 Temples to Heaven de Sompot Chidgasornpongse (Thaïlande, Singapour, France, Norvège, Chine, R.A.S. chinoise de Hong Kong, Indonésie, Qatar), une famille thaïlandaise en pèlerinage vers neuf temples bouddhistes pour sauver leur mère malade et dans I Plant My Hand in the Garden de Boris Hadžija et Hoda Taheri (Allemagne, Serbie, États-Unis), un couple de migrants iranien et serbo-monténégrin construit un quotidien anticonformiste dans cette docufiction espiègle, inspirée du vécu des deux cinéastes. Dans Filipiñana de Rafael Manuel (Royaume-Uni, Philippines, Singapour, Pays-Bas, France) et dans Mauvaise étoile de Yann Berlier et Lola Cambourieu (France), on retrouve des préoccupations communes sur les dynamiques/abus de pouvoir ainsi que des réflexions critiques sur les différentes classes sociales. Un se passe dans un club de golf huppé qui devient le théâtre d’une drolatique dissection des rapports de classe aux Philippines et l’autre présente un couple qui se déchire sous les yeux impuissants de leur fille, prise au piège d’un schéma familial toxique et abusif. Dans le domaine du cinéma de sensation, de l’étrange et du mystère, la compétition internationale se conclue avec The House on the Moon de Nelson Yeo (Singapour, Taïwan, Allemagne, Indonésie); un film d’arts martiaux épique et de science-fiction, à la fois relecture d’un célèbre mythe chinois et d’une parabole écologique et avec Everytime de Sandra Wollner (Autriche, Allemagne), prix Un Certain Regard du Festival de Cannes 2026, qui nous présente un récit sensible et émouvant d’une famille confrontée au deuil et aux souvenirs des vivants.
Compétition nationale
Comme chaque année, le Festival du nouveau cinéma a à cœur de mettre de l’avant les talents locaux et leur offre une place de choix en proposant des films de cinéastes établis ou émergents des provinces et territoires canadiens. À travers In the Heart of the South (Ontario) de Nyla Innuksuk et Manhunt (Colombie-Britannique) de Wayne Wapeemukwa, les récits autochtones et métis ainsi les perspectives du territoires sont mis à l’écran sous la forme du thriller palpitant. Dans l’un, une artiste inuk confronte ses démons d’enfance et expérimente l’exploitation des récits autochtones par l’industrie culturelle canadienne et dans l’autre, deux adolescents obnubilés par les jeux vidéo commettent un crime en pleine forêt et s’en suit une démonstration de la construction de monstres ordinaires. Deux films se répondent sur l’exploration de la mémoire intime et du deuil : Still Night, Burning House (La nuit, le brasier) (Québec) de Carol Nguyen qui enquête entre le Canada et le Vietnam sur son oncle disparu et confronte les tabous entourant la schizophrénie dont il souffrait et Clubfoot (Alberta) de Nathan Donovan qui met en scène deux adolescents en roue libre enlèvent un jeune garçon dans un road movie sinueux et sous haute tension. Dans une recherche sur la résilience humaine et sur la géopolitique, Un feu au loin (Québec) de Marlene Edoyan nous propose trois jeunes hommes tiraillés entre attachement aux traditions et désir d’une vie meilleure dans un village arménien du sud de la Géorgie. Enfin, deux films poussent la recherche formelle et travaillent l’esthétique comme un personnage à part entière : dans Les ombres lumineuses (Québec) de Nicolas Dufour-Laperrière, les chasseurs d’orignaux et nature sauvage sont au cœur de ce ballet contemplatif aux accents surnaturels largement inspiré de La Bête lumineuse de Pierre Perrault et The Color of the Sun (Québec, Italie, Japon) de Xavier Tera : récit d’apprentissage sensible entre un adolescent japonais avec un jeune Américain, sur fond de différences culturelles à Okinawa au Japon.
Les Incontournables
Ces films, au parcours remarquable sur la scène internationale, seront présentés en avant première au FNC. Cette année, parmi les incontournables réalisés par de grands noms du cinéma mondial, on retrouve: Minotaure (France, Allemagne, Lettonie) de Andreï Zviaguintsev, sacré Grand Prix au dernier Festival de Cannes; Autofiction (Espagne) de Pedro Almodóvar; La bola negra (France, Espagne) du duo de cinéastes Javier Calvo et Javier Ambrossi, Prix de la mise en scènes à Cannes ex-aequo avec Fatherland (Pologne, Allemagne, Italie, France) de Paweł Pawlikowski mettant en vedette Sandra Hüller; l’actrice est également à l’affiche de Rose (Autriche, Allemagne) de Markus Schleinzer, portrait d’une femme qui, depuis des années, vit sous une identité masculine afin de conquérir une liberté que son époque lui refuse et pour lequel Sandra Hüller a reçu l’Ours d’Argent de la meilleure interprétation à la Berlinale; Autre portrait touchant au programme: celui d’un éternel adolescent rattrapé par ses responsabilités dans Club Kid (États-Unis) de Jordan Firstman; A Long Winter (Canada, Royaume-Uni) de Andrew Haigh; Butterfly Jam (France, Belgique, Allemagne), récit d’apprentissage sensible de Kantemir Balagov où transmission, exil et filiation s’entrelacent avec une grande justesse; Dao (France, Sénégal, Guinée-Bissau) de Alain Gomis; Le Journal d’une femme de chambre (France, Roumanie) de Radu Jude; Les Roches rouges (France, Italie, Belgique, Portugal) de Bruno Dumont; Lav Diaz, habitué du festival, revient au FNC avec Let Us Through, Dear Ancestors (Philippines) présenté à la Mostra de Venise cette année; Look Back (Japon) de Hirokazu Kore-Eda; Ma femme pleure (Allemagne, France) de Angela Schanelec; Seize moments de ma vie (France, Espagne) documentaire de Albert Serra; Shumei: The Living Legacy of Kabuki (Japon) du prolifique Takeshi Miike qui se tourne ici pour la première fois vers le documentaire; Wild Horse Nine (Royaume-Uni, États-Unis, Chili) de Martin McDonagh, tout juste après sa présentation à Venise; les spectateurs pourront aussi voir le néo-western The Dreamed Adventure (Allemagne, France, Bulgarie, Autriche) de Valeska Grisebach; enfin, les cinéphiles pourront découvrir Tender Loving Care (Royaume-Uni), dernier film de Mike Leigh.
Temps Ø
La section Temps Ø s’adresse aux amateurs de sensations fortes, aux rebelles et aux cinéphiles qui pensent avoir tout vu et en veulent toujours plus. La section rendra hommage à l’icône Adrienne Barbeau, avec les projections 35 mm des incontournables The Fog et Escape from New York, en présence de l’actrice. Le public pourra également la (re)découvrir dans le thriller horrifique Oddities (États-Unis) de Tyler Savage; également au programme Le Vertige (France), comédie animée et primitive de Quentin Dupieux; Roma Elastica (France, Italie), hommage au cinéma italien des années 1980 de Bertrand Mandico mettant en vedette Marion Cotillard; The Best Summer (États-Unis) de Tamra Davis, regard intime sur la tournée asiatique de 1996 des Beastie Boys, Foo Fighters, Sonic Youth, Pavement, Bikini Kill et Kim Deal ; Totality (États-Unis), documentaire de David Heilbroner et Kate Davis qui suit vingt et une équipes de tournage, du Mexique au Canada, ayant capturé l’éclipse totale de 2024 et le parcours de plusieurs groupes d’individus qui se sont activement préparés à cet événement exceptionnel; Quand le monde nous regardera (France), thriller sociétal en huis clos de Théo Hellermann; le premier long métrage de fiction du documentariste John Wilson, The History of Concrete (États-Unis); Sabu et son thriller amnésique Arrested Memory (Taiwan, Japon); Shinya Tsukamoto et son magistral film sur la guerre Mr. Nelson, Did you Kill People? (Japon); le programme Grand-Guignol & Early Cine-Macabre (France, États-Unis), programme de 14 films de genre avec accompagnements musicaux signés David J (Bauhaus, Love and Rockets); enfin, grand habitué du FNC, le japonais Kenichi Ugana sera accompagné de trois actrices pour présenter les premières mondiales du long-métrage The Day We Embraced the Universe; Oscillation (Japon) et du court-métrage Screengazer (Japon).
Panorama international
Cette section célèbre voix créatives et engagées, et récits humains et intimes. Cette année, 9 œuvres composent la section : Sometimes Sadness, Sometimes Rebellion (Argentine, Espagne) de María Aparicio, gagnant du prix de la meilleure réalisatrice au Giornate degli Autori (Venice Days); Donde comienza el río, une coproduction entre le Québec et la Colombie de Juan Andrés Arango; A Day in the Life of Jo: Chapter Phaedra (Grèce, Allemagne, France) de Jacqueline Lentzou; Cœur secret (France) de Tom Fontenille; I’ll Be Gone in June (Suisse, Allemagne, États-Unis ) de Katharina Rivilis; Les éléphants dans la brume (Népal, France, Allemagne, Brésil, Norvège) de Abinash Bikram Shah; Rehearsals for a Revolution (République tchèque, Espagne) de Pegah Ahangarani; The Illusion of an Everlasting Summer (Argentine, États-Unis) de Alessandra Sanguinetti; et enfin, You Don’t Belong Here (Roumanie) de Florin Șerban, Léopard d’Or au Festival de Locarno 2026.
Les nouveaux alchimistes
Les films de cette section explorent une grande diversité de langages cinématographiques. Réalisés par des artistes issus de disciplines variées, comme le cinéma, le théâtre, la photographie et les arts visuels, ils rassemblent des œuvres allant de la fiction au documentaire, en passant par des formes hybrides. Découvrez At Night (Royaume-Uni, France) de Beatrice Gibson; Az Zeeb (Chili, Qatar) de Rafael Guendelman; Chronovisor (États-Unis) de Jack Auen et Kevin Walker; Holy Destructors (Lituanie, France, Lettonie) de Aistė Žegulytė; If Pigeons Turned To Gold (République tchèque, Slovaquie) de Pepa Lubojacki; Objet a (Allemagne, Luxembourg, Grèce) de Ann Oren; Préludes et fugues – la grive des bois (Canada) de Pierre Hébert; Second Skin (États-Unis, Mexique) de Mariia Lapidus.
Histoire(s) du cinéma
Cette section propose du cinéma sur le cinéma à travers des œuvres autoréflexives, classiques et bijoux restaurés dont Barbara Forever (États-Unis) projet cinématographique marquant réalisé par Brydie O’Connor, qui s’inscrit pleinement dans la thématique de la recherche d’archives et de l’histoire queer à travers l’œuvre de Barbara Hammer; Dernsie: The Amazing Life of Bruce Dern (Dernsie : La vie incroyable de Bruce Dern) (États-Unis), réalisé par Mike Mendez, portrait documentaire vibrant consacré à l’une des figures les plus fascinantes et atypiques du cinéma américain; Imperium (Allemagne, Italie, France, Lituanie) de Sergei Loznitsa, regard incisif sur l’Histoire entièrement construit à partir d’archives oubliées filmées par un groupe de cinéastes italiens qui ont parcouru plus de vingt régions de l’URSS entre 1970 et 1973. Il s’agit du plus grand projet documentaire jamais mené par des cinéastes étrangers sur le territoire soviétique. Enfin, le festival présentera le diptyque La libertad (Argentine, 2001) et La libertad doble (Argentine, Chili, Allemagne, Royaume-Uni, Luxembourg) de Lisandro Alonso, maître du nouveau cinéma argentin qui propose un dialogue temporel direct entre le premier chef-d’œuvre du cinéaste et sa réinvention ou relecture plus de vingt ans plus tard.
Les événements
La grande nuit Matrix
Le samedi 10 octobre à l’Agora du Coeur des Sciences de l’UQAM, les fans de la première heure pourront (re)voir la quadrilogie culte Matrix de Lana et Lilly Wachowski. Du code vert aux combats de Kung Fu cyberpunk, l’expérience s’annonce monumentale. De plus, en après-midi, une séance gratuite de ciné-tricot est prévue au cours de laquelle sera présenté Animatrix, anthologie de courts-métrages d’animation 2D et 3D américano-japonais, inspirée de l’univers de la saga et sortie en 2003.
Discussion avec Denis Côté
En complément de la projection du film Violence du corps de l’autre en ouverture du Festival, retrouvez Denis Côté au festival le mardi 13 octobre pour une discussion sur son œuvre et son parcours en festival ici comme à l’international. Cet échange inspirant sera suivi du lancement du livre consacré à sa pratique cinématographique, édité par la revue 24 images. Un rendez-vous incontournable pour les passionnés de cinéma!
Ōshima, mon amour
Parmi les jeunes cinéastes qui ont émergé de la « nouvelle vague » lancée par les studios Shōchiku à la fin des années 1950 pour séduire un nouveau public, Nagisa Ōshima s’imposera comme le principal fauteur de troubles. Ses choix radicaux l’amènent ensuite à s’émanciper des studios pour poursuivre une filmographie qui, peuplée de visions inoubliables, d’individus révoltés et d’idées libres, n’a jamais cessé d’être complexe, audacieuse et surprenante. Ōshima, mon amour est une collaboration entre la Cinémathèque québécoise et le FNC pour un cycle hommage à l’un des plus influents cinéastes du 20e siècle. Il fait la part belle aux œuvres réalisées par Ōshima dès les années 1960 aussi bien qu’aux fameux titres qu’il a signés plus tardivement. Du 30 septembre au 31 octobre, la Cinémathèque québécoise présentera les films Furyo (1983), In the Realm of the Senses (1976) et Max mon amour (1986).
Soirée Wapikoni
Plongez au cœur d’une soirée unique dédiée à l’univers vibrant du Wapikoni! À l’honneur: une sélection captivante de leurs films expérimentaux. Venez célébrer l’audace, la créativité et la richesse des voix autochtones dans une ambiance rassembleuse à travers un programme unique qui explore de nouvelles formes et perspectives.
Les P’tits Loups
Destinée aux cinéphiles en devenir, la section présentera le long métrage A Mighty Adventure (Taïwan, Malaisie, Hong Kong) de Toe Yuen, en plus de deux programmes de courts-métrages, un pour les 3 ans et (beaucoup!) plus, le 18 octobre, et un pour les 6 ans et (beaucoup!) plus, le 10 octobre. Soulignons aussi que la Grande Kermesse des P’tits Loups sera de retour le dimanche 11 octobre à l’Agora du Cœur des Sciences de l’UQAM.
Soirée de projection : One Take Super 8
Le « One Take Super 8 » est un défi de création cinématographique communautaire ouvert à tous les Montréalais et toutes les Montréalaises. Les inscriptions se sont clôturées le 22 août 2026 selon le principe du premier arrivé, premier servi. Chaque participant a reçu une bobine de pellicule Super 8; le tournage devait être effectué directement sur la pellicule (sans montage ultérieur) et la bobine devait être déposée chez Main Film au plus tard le 25 septembre 2026. Dans le cadre de ce défi, les participants ont également bénéficié du développement gratuit de leur pellicule (offert par Niagara Custom Lab) ainsi que du transfert numérique gratuit de leur film en 4K (offert par L’image infinie). Les films seront révélés le 16 octobre 2026 à l’Agora du Cœur des sciences.
FNC x MOMENTA
Pour une deuxième édition, le FNC et MOMENTA s’allient pour créer une programmation conjointe et faire briller leurs identités partagées. Pensé comme un micro-festival, FNC x MOMENTA prend forme cette année sur deux jours avec des projections, des discussions et des moments d’échanges autour des pratiques artistiques et cinématographiques de Ali Cherri. Artiste et cinéaste libanais, sa pratique cinématographique explore les liens entre archéologie, mémoire et traumatismes politiques. À travers des récits poétiques aux frontières du réel et de la fiction, il utilise les paysages et les objets pour interroger les traces invisibles de l’histoire.
Le vendredi 9 octobre aura lieu la projection d’un programme de trois courts métrages (Le creuseur, Le guetteur et La sentinelle) qui explore la figure récurrente du gardien, ainsi que l’attente, la surveillance et l’épuisement des corps assignés à regarder. La séance sera suivie d’une discussion approfondie avec Ali Cherri sur sa démarche artistique globale. Le samedi 10 octobre s’articulera autour des influences et de l’œuvre de fiction du cinéaste. Tout d’abord sera présentée Beyrouth, la rencontre de Borhane Alaouié, une œuvre marquante datant de 1981 qui a fortement inspiré Ali Cherri dans sa propre pratique. Par la suite, le public découvrira son premier long métrage, Le Barrage, un drame poétique tourné au Soudan, suivi d’une séance de questions-réponses.
Courts métrages
La sélection nationale des courts métrages présente comme toujours une programmation riche et variée. Parmi les films mentionnons que le public pourra découvrir les créations de plusieurs alumni du festival, dont Miryam Charles avec L’île aux trésors ; Edith Jorisch avec Et qu’en pensent les cochons ?; Kristina Wagenbauer avec Leo on the Wire; Lou Scamble avec La chaleur du dauphin; Antoine Bourges avec Pacific Spirit; Girl found dead de l’ontarienne Molly Shears; Lullaby From the Motherland de Luvleen Hunjan; Are You Being Thanked Endlessly? de Gulzar ou encore Skinny Bottines de Romain F. Dubois, présenté à la Semaine de la critique du Festival de Cannes.
Du côté de la compétition internationale, la sélection comporte plusieurs pépites présentées dans les festivals internationaux, dont la Palme d’Or de Cannes For the Opponents de Federico Luis. Egalement au programme, le retour d’habitués, dont les dernières réalisations se sont distinguées à Locarno comme c’est le cas pour Caroline Poggi et Jonathan Vinel pour The Blessing ou encore, Ratchapoom Boonbunchachoke avec The Bovine Comedy. Mentionnons aussi, la présence de Dean Wei, avec The Apple Doesn’t Fall… mais aussi As A Cure de Dorothea Sing Zang.
Pour les amateurs et amatrices d’œuvres étranges et expérimentales, Les nouveaux alchimistes propose une sélection compétitive éclectique avec, entres autres, The Wind, One Brilliant Day de Ben Rivers; like moths to light de Gala Hernandez López; Pure Reason de Sofia Bohdanowicz ou Forever… Forever de Johann Lurf.
Rencontres pancanadiennes du cinéma étudiant (RPCÉ)
Présenté en collaboration avec L’inis, les RPCÉ offriront, du 12 au 14 octobre, des ateliers, des conférences et des activités de réseautage, en plus de la projection de leur film en compétition aux jeunes issus de 22 écoles canadiennes. Une école internationale est invitée chaque année pour un programme spécial et cette année, c’est la Pologne qui est à l’honneur avec la visite de la Warsaw Film School. Ce concours national de courts métrages étudiants offre une plateforme unique aux cinéastes émergent·e·s pour se rencontrer, collaborer et échanger des idées. Quatre prix – le Grand Prix, le Prix jeune loup présenté par Royal Photo, le Prix coup de cœur remis par Vidéographe et, une nouveauté cette année, le Prix du meilleur film d’animation – seront remis lors de la soirée de célébration des courts et de la relève du 14 octobre. Le jury de cette année sera composé de Zuza/Juzek Kopcińska, responsable de la distribution festivals à la Warsaw Film School, Ariane Roy-Poirier, directrice générale et artistique du Festival Plein(s) Écran(s) et Romain F Dubois, réalisateur.
Le Campus critique
Pour une 5e année consécutive, le festival invite les critiques de cinéma en herbe à participer à une expérience immersive de discussions et d’ateliers avec des professionnel·e·s du cinéma établi·e·s et des journalistes québécois·e·s . Des journalistes culturels et critiques d’expérience agissent comme mentor·e·s auprès de 11 étudiant.es amené.es à réaliser des entrevues et des critiques de films de la programmation. Cette année, les mentor·e·s seront Claire Valade (Panorama-cinéma, Séquences) et Bruno Dequen (rédacteur en chef de 24 images et Président de l’AQCC). Le ou la rédactrice de la meilleure critique aura la chance d’assister au Festival La Rochelle Cinéma (FEMA — France) en juin 2027!
Prix et Jurys
Comme chaque année, plusieurs prix seront remis en clôture du festival pour récompenser les œuvres présentées dans différentes sections.
Par ailleurs, mentionnons que dans le cadre de cette 55e édition, le festival est heureux d’annoncer la création d’un nouveau prix, en partenariat avec la Queer Palm décernée chaque année au Festival de Cannes: la Queer Louve. Première itération de la Queer Palm hors de France, la sélection en lice pour la Queer Louve mettra en avant des thèmes LGBTQIA+, des perspectives féministes ou remettront en question les normes de genre. La composition du jury sera annoncée prochainement.
Le jury de la Compétition internationale longs métrages, qui décernera la Louve d’Or présentée par Québecor, le prix d’interprétation, le prix de l’innovation Daniel Langlois, est composé de la Directrice générale de MOMENTA Biennale d’art contemporain Dominique Sirois Rouleau, de l’acteur Pierre-Yves Cardinal, et du cinéaste Julien Elie.
Le jury longs métrages des nouveaux alchimistes, qui décernera le Prix des nouveaux alchimistes présenté par Main Film sera composé de la réalisatrice Moïa Jobin-Paré, de l’artiste Alina Herta et Irina Tempea.
Le jury du prestigieux Prix de la critique internationale FIPRESCI est composé des critiques internationaux Elijah Baron (Canada, Québec), Manon Marcillat (France) et de Rubén Peralta Rigaud (République Dominicaine).
Le jury de la Compétition nationale longs métrages, qui décernera le Grand Prix présenté par Post-Moderne sera composé de Hugo Scheubel, Responsable acquisitions chez Salaud Morisset, de Pamela Varela, co-présidente de l’ACID, et de Thomas Akim, producteur chez Petit Chaos.
Le jury de la Compétition internationale courts métrages, qui remettra le Loup Argenté présenté par CineGround, est composé de Jeremy Gagnon, gagnant de la compétition nationale en 2025, de l’acteur Dominick Rustam et de la directrice de la photographie, Isabelle Strachtachenko.
Le jury de la Compétition nationale courts métrages, qui remettra le Grand Prix présenté par CineGround, sera composé de Mari Liis Keevallik, Directrice de PÖFF Shorts, de Nicolas Khabbaz, Directeur artistique du Beirut Shorts & Batroun Mediterranean Film Festival, et de la critique et programmatrice Andreea Pǎtru. Le Prix du public est présenté par SLA Location
Du côté des courts métrages Les nouveaux alchimistes, le Prix Dada international présenté par l’ACQQ, le Prix Dada national présenté par Main Filmet le Prix de la meilleure animation présenté par TVPaint sera remis par les critiques de cinéma Solenne d’Arnoux de Fleury, Daniel Racine et André Roy, membres de l’AQCC.
Le jury courts métrages des Rencontres pancanadiennes du cinéma étudiant (RPCÉ), qui remettra le Grand Prix, le Prix jeune loup présenté par Royal Photo, le Prix coup de cœur remis par Vidéographe et, une nouveauté cette année, le Prix du meilleur film d’animation est composé de Zuza/Juzek Kopcińska, responsable de la distribution festivals à la Warsaw Film School, Ariane Roy-Poirier, directrice générale et artistique du Festival Plein(s) Écran(s) et Romain F Dubois, réalisateur.
Billetterie et informations générales
La vente des billets est ouverte dès maintenant sur le site internet du Festival à l’adresse www.nouveaucinema.ca.
Cette année, la billetterie du FNC passe au numérique !
Pour notre 55e édition, nous vous invitons à acheter vos billets en ligne — la façon la plus simple et la plus rapide de réserver vos places, d’éviter les files d’attente et de planifier votre expérience en festival à l’avance. Pour les festivaliers qui souhaitent une assistance en personne, un point de billetterie physique unique sera disponible au Cinéplex Odéon Quartier Latin (350, rue Émery, Montréal, QC H2X 1J1) pour toutes les projections du festival, du 6 au 18 octobre, de 14h30 à 21h30.
Les passeports sont en vente aux tarifs suivants: passeport 6 billets à 75 $, illimité « Je soutiens le FNC » (avec un reçu de don pour 100$) à 300$; illimité (tarif régulier) à 200$; illimité (tarif 30 ans et moins) à 150$; Carte CAL : gratuité offerte aux accompagnateurs des détenteurs de la carte.
Les billets à l’unité sont en vente aux tarifs suivants: 16$ (régulier), 14$ (30 ans et moins), 8$ (12 ans et moins et séances P’tits loups), 11$ (tarif de groupe à partir de 10 billets pour une même séance).
À propos du Festival du nouveau cinéma (FNC)
Fondé en 1971, le Festival du nouveau cinéma (FNC) est un festival de cinéma international, affirmé comme l’un des plus importants en Amérique du Nord et un rendez-vous incontournable du cinéma contemporain. Depuis 55 ans, il a présenté chaque automne, à Montréal, près de 200 œuvres du monde entier, offrant une vitrine aux voix émergentes comme aux plus grands cinéastes d’aujourd’hui.
En 2026, le FNC est devenu un festival officiellement accrédité par la Fédération internationale des associations de producteurs de films (FIAPF), rejoignant le petit cercle sélect de festivals reconnus pour leur contribution au rayonnement du cinéma mondial et au développement de l’industrie. Fidèle à sa mission de découverte, d’innovation et d’excellence artistique, le FNC rassemble chaque année créateurs, professionnel·les de l’industrie et publics autour des œuvres qui façonnent le cinéma de demain.
Le FNC est présenté par Québecor et bénéficie du soutien financier du Gouvernement du Québec, de la SODEC, de la Délégation générale du Québec à Paris, de Téléfilm Canada, de Tourisme Montréal, du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de Montréal, du Consulat général de France à Québec, en collaboration avec Eurimages, ainsi qu’avec la participation financière du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale et le soutien de la Ville de Montréal dans le cadre du Fonds des festivals et des événements majeures.
Le Conseil des arts du Canada a pour mandat de favoriser et de promouvoir l’étude et la diffusion des arts, ainsi que la production d’œuvres d’art. Grâce à ses subventions, à ses services, à ses prix, à ses initiatives et à ses paiements, le Conseil des arts contribue au dynamisme d’une scène artistique et littéraire diversifiée. Ces activités génèrent des retombées culturelles, sociales et économiques importantes dans plus de 2 000 communautés dans toutes les régions du pays et à l’étranger. Les investissements et le leadership du Conseil favorisent la participation du public aux arts d’un bout à l’autre du pays, tout en contribuant à la reconnaissance des artistes et des organismes artistiques du Canada à l’étranger. Le Consulat général de France à Québec pilote et gère la relation entre la France et le Québec, en premier lieu les riches échanges politiques et économiques et, plus largement, un dialogue constant entre dirigeants et sociétés civiles sur les problématiques contemporaines. À travers son action culturelle, le Consulat général de France à Québec conseille, conçoit, développe et promeut des projets artistiques et culturels franco-québécois plus particulièrement en lien avec la jeunesse, le numérique et l’innovation.
Le Festival remercie également ses partenaires privés, amis du festival, ainsi que les fournisseurs officiels et tous les distributeurs pour leur appui.
