Le réalisateur, A.K. Sandhu, dépeint l’histoire d’amour entre Fredrika Newton et Huey Newton, cofondateur du Black Party Panther for Self-Defense (BPP), assassiné à l’âge de quarante-sept ans. Elle avait alors trente-sept ans.  Le groupe a été fondé en 1966. Il a été une source d’inspiration pour plusieurs. Il luttait pour les droits des noir.es et s’opposait à la brutalité policière. Ce dernier a été mis en état d’arrestation à la suite d’un contrôle routier. Quelques temps après, il a également été arrêté pour homicide volontaire et condamné à une peine de deux à quinze ans de prison.

Fredrika nous le décrit comme étant un homme courageux, déterminé, réfléchi et sensible. Ils se sont rencontrés chez sa mère lorsqu’il est sorti de prison. Elle est la fille d’Arlène Slaughter, une agente immobilière de race blanche qui a foncièrement travaillé afin d’abolir les lois racistes empêchant la communauté noire d’acheter des biens immobiliers. Cela était le cas pour plusieurs parties de la région.

Conséquemment, cette dernière faisait l’acquisition de ces propriétés afin de les transférer aux membres du BPP par la suite. Ce fut un acte révolutionnaire! Étant métisse, Fredricka n’a pas toujours bien embrassé son métissage. Effectivement, elle éprouvait de la difficulté à accepter que sa mère était blanche. Cette dernière ressentait une certaine honte à cet égard. Huey n’y voyait aucun inconvénient et grâce à cela, elle a pu l’accepter en retour.

La représentativité fait toute une différence 

À la fois une histoire d’amour qu’un film militant, le film mélange des scènes intimes, des souvenirs personnels et collectifs. Nous voyageons également dans les souvenirs de son ancienne femme. De plus, la journaliste et sculptrice, Dana King, a effectué sa sculpture afin de l’honorer et saluer l’homme qu’il était.  Il s’agit de la première à son effigie. Avec splendeur et au cours d’un échange avec Fredrika, Dana évoque les bienfaits de cet art. Cette sculpture permet au cofondateur d’exister à travers son histoire, son empreinte, son dévouement et son apport au Black Panthers Party. Il s’avère être  « une lettre d’amour aux communautés noires. Je souhaite que nous puissions nous retrouver dans mon art. » Ces corps noirs faits en bronze rendent la communauté noire visible, nous rappelle que notre histoire mérite d’être partagée mondialement et ravivent la mémoire oubliée de nos histoires . Et le plus important : les enfants noir.es verront notre force à travers cet art. Ce court-métrage est un hommage à ce grand homme!

Mélissa Jean-Baptiste

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