Le 24 mars dernier, Jean-François Parenteau, responsable des relations gouvernementales, de l’environnement, des services aux citoyens, de l’approvisionnement ainsi que du matériel roulant et des ateliers au comité exécutif, a annoncé la mise ne place du premier grand déploiement de la collecte des résidus alimentaires dans les immeubles résidentiels de neuf logements et plus, ainsi que dans certaines institutions et commerces ciblés (ICI).
La première phase du déploiement de cette nouvelle collecte concerne six arrondissements. Les arrondissements de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, Pierrefonds-Roxboro, Rosemont-La Petite-Patrie, Saint-Léonard, Saint-Laurent et LaSalle offriront le service dans certains secteurs de leurs territoires. Le service sera mis en place progressivement jusqu’à l’automne 2021, selon les secteurs.
Le déploiement du système de collecte des matières organiques dans l’ensemble des immeubles comptant 9 logements et plus, d’ici la fin de l’année 2025, est l’un des points majeurs du Plan directeur de gestion des matières résiduelles 2020-2025 (PDGMR) de la Ville de Montréal, qui permettra de tendre vers le zéro déchet d’ici 2030. Il est aussi prévu que le service soit offert à certaines institutions et commerces ciblés (ICI), avec une priorité accordée aux écoles et aux bâtiments municipaux.
À terme, en 2025, ce projet de grande ampleur permettra de rendre accessible cette collecte à plus de 350 000 logements montréalais situés dans un immeuble de 9 logements et plus, et à 30 000 ICI sur le territoire de Montréal, à raison d’une collecte par semaine.
Rappelons qu’à ceci s’ajoutent tous les logements situés dans les immeubles de 8 logements et moins, soit 600 000 logements, qui ont déjà accès à la collecte des matières organiques depuis l’an dernier.
Le déploiement de la collecte dans les écoles a aussi été initié dès 2019. En 2020, plus de 60 institutions scolaires étaient desservies par la collecte. En 2021, un total de 90 établissements scolaires seront desservis (principalement des écoles primaires et secondaires).
En 2019, la Ville a annoncé le lancement de projets pilotes dans quatre arrondissements afin d’identifier les stratégies adaptées au cadre bâti de secteurs à haute densité et comportant des particularités pour la collecte. Malgré certaines contraintes imposées par la pandémie, ces projets pilotes pourront également reprendre, permettant d’adapter le déploiement à venir d’ici 2025 dans d’autres secteurs complexes.
Informations et participation
Afin de stimuler la participation citoyenne et pour chacune des phases de déploiement, des organismes locaux auront le mandat de réaliser des activités d’information, de sensibilisation et d’éducation, en respectant les mesures sanitaires en vigueur. Pour maximiser la participation à cette collecte, la Ville développera de nouveaux outils de communication s’adressant à l’ensemble de la population. Ils seront déployés par la Ville, les arrondissements et les organismes mandataires lors des différentes activités de sensibilisation réalisées par les organismes locaux.
Distribution de bacs
Chaque unité d’occupation se verra offrir un bac de comptoir pour la cuisine de sept litres dans lequel sera inséré différents outils de communications expliquant comment participer adéquatement à la collecte. Les immeubles de 9 logements et plus recevront aussi des bacs brun pour l’extérieur de 240 litres.
« La collecte de résidus alimentaires implique de poser de nouveaux gestes, de s’adapter à de nouveaux bacs et d’adopter de nouveaux comportements citoyens. C’est aussi une occasion pour chacun de participer concrètement à ce projet de société qu’est la transition écologique. En s’impliquant dans cette nouvelle collecte, les gens peuvent contribuer directement à l’atteinte d’objectifs qui favorisent une meilleure qualité de vie pour tous et toutes et une ville plus verte », a souligné M. Parenteau.
En plus de répondre aux objectifs du PDGMR 2020-2025, la collecte des résidus alimentaires contribue aussi à réduire de 55 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et de permettre à la Ville de Montréal de devenir carboneutre d’ici 2050, tel qu’énoncé dans le Plan climat. Elle s’insère également dans l’objectif de récupérer 60 % de la matière organique putrescible résiduelle fixée par la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles et elle s’inscrit dans la vision Montréal 2030 en contribuant à la transition écologique par la réduction des matières organiques enfouies.
Composter ou biométhaniser les résidus alimentaires contribue aussi à réduire les gaz à effet de serre émis par la matière en décomposition dans les sites d’enfouissement et à limiter les risques de contamination des nappes phréatiques. De plus, le compost produit à partir des résidus alimentaires est un amendement de sol de grande qualité qui peut remplacer plusieurs produits d’origine chimique néfaste pour l’environnement. Celui-ci est utilisé dans les activités de la Ville et par les agriculteurs de la région, de même que distribué gratuitement aux citoyens pour leur jardinage.
Source : Ville de Montréal – Cabinet de la mairesse et du comité exécutif

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