
Profondeur et sagesse
L’œuvre de Nadjat Soufi oriente l’être humain vers l’essentiel, à l’image de : « Les ombres n’ont pas besoin d’être combattues : il suffit que la lumière paraisse pour qu’elles disparaissent. Elle adoucit les zones obscures et, dans l’obscurité, tu apprends à l’apprécier. Elle pénètre ton cœur comme un parfum qui te revivifie. Le mal engendre les démons, qui cherchent des adversaires auxquels s’agripper. Le bien engendre la lumière, qui se propage sans chercher d’adversaire. »[2]
Une telle pensée repose aisément le lecteur en lui expliquant qu’il est vain de s’inquiéter puisque la lumière est le vrai guide de notre existence. Elle éclipse toutes les idées ternes qui peuvent attrister.
Quand le désert signifie la patience
Explorer l’univers est une façon d’y trouver vie : « Tu peux marcher toute ta vie dans le désert sans jamais le voir. Le jour où tu le verras sera le jour de ta naissance. »[3]Cette naissance démontre la prise de conscience de ce qui nous entoure. Ce qui exhorte à ne pas rester recroquevillé. S’ouvrir sur le monde est la plus grande des richesses, comme le rappelle l’auteure : « L’amour est un océan. Nous sommes Amour et nos réactions ne sont que des vagues. L’Ami véritable est le rivage qui leur fait face. La vague n’existe que par son élan. Plus cet élan grandit, plus les profondeurs se soulèvent. »[4]
La goutte vers l’océan[5] convoque la sensibilité de la nature humaine en la dessinant avec des fleurs, jardins. Très apaisante est l’œuvre de Nadjat Soufi.
Lamia Bereksi Meddahi
[1] Réalisatrice éditoriale.
[2] Nadjat Soufi, La goutte vers l’océan, ED/Amazon, 2026 p. 38.
[3] Id, p. 45.
[4] Ibid, p. 31.
[5] Nadjat Soufi, La goutte vers l’océan, ED/Amazon, 2026.


