Déjà quelques jours se sont écoulés depuis que s’est clôt le 39e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Cette année, les festivaliers, bénévoles, membres de l’équipe et partenaires ont fait preuve d’une belle capacité d’adaptation et de créativité pour nous permettre de vivre ce Festival qui était à la fois différent et merveilleusement joyeux. Nous nous remémorons les bons coups de cette année. Aussi, écoutez notre vidéo récapitulative.

Bilan des activités
La soirée d’ouverture a été des plus mémorables avec la présentation, en première mondiale, du court métrage Imelda 3 : Simone, qui présente la réconciliation imaginée des deux grands-mères du réalisateur et acteur, Martin Villeneuve. Il était accompagné de Ginette Reno, avec qui il partage l’écran, pour nous présenter ce film des plus touchants. Pour terminer la soirée, nous avons eu la chance de voir monter sur scène, pour la projection de la première nord-américaine de son film Le club Vinland, le réalisateur Benoit Pilon. Il était accompagné des acteurs Sébastien Ricard, Arnaud Vachon et Émilie Bibeau, ainsi que de la productrice du film, Chantal Lafleur. Les cinéphiles ont fortement apprécié cette histoire, qui mettait de l’avant l’influence positive que peuvent avoir les enseignants. Une nouveauté cette année, le bloc de la soirée d’ouverture a été présenté deux fois pour permettre à une plus grande quantité de cinéphiles d’y assister.

Notre belle semaine de festivités s’est terminée sur un moment touchant, avec la première mondiale du long métrage documentaire Danser sous la pluie. Un film unique qui présentait Rachelle Roy, une jeune mère de famille, et son combat contre le cancer du sein. Pour l’occasion, la réalisatrice, Rachelle Roy, le monteur, Cédric Corbeil, et le directeur photo, Dominic Leclerc, nous ont adressé quelques mots. Auparavant, la mairesse de Rouyn-Noranda, également mère de Rachelle Roy, a fait un discours des plus émouvants qui nous en apprenait sur sa fierté et la force dont a fait preuve sa fille. Il s’agissait également d’un moment historique, puisque c’était la première fois qu’un film régional clôturait le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. La soirée de clôture a également été présentée à deux reprises.

Nous avions la chance de compter, dans notre liste d’invités pour le 39e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, la présence de Robert Lepage, grand homme québécois aux multiples talents et projets. Il a également été des plus généreux en participant à notre traditionnel brunch-conférence, dans une version toute spéciale. Cette année, le brunch-conférence était diffusé en simultané sur les pages Facebook de Radio-Canada Ici Abitibi-Témiscamingue, de Radio-Canada Arts et du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Le brunch-conférence est toujours disponible sur notre page Facebook. En date du 12 novembre 2020, la vidéo a été visionnée plus de 2 000 fois.

L’Espace court a aussi vu sa formule changée cette année. Les 9 films déjantés de la programmation, séparés en deux blocs distincts, étaient diffusés sur le site Internet lafabriqueculturelle.tv. L’ensemble des films, parfois drôles, d’autres fois dérangeants et certains même effrayants, étaient disponibles pour une écoute en toute quiétude dans le confort de votre salon. Notre programmation, cette année, était exclusivement québécoise. Cette nouvelle formule a été appréciée, car les deux blocs cumulent un total de plus de 3 800 visionnements.

Le Volet jeunesse André Melançon se faisait, cette année, via une plateforme Web : cela a permis aux enfants de visionner les films, sans pour autant quitter leur classe. Cela semblait être la manière optimale de procéder, selon le contexte sanitaire. Au total, c’est 204 classes de partout en région qui ont pu participer au Festival. L’animation, préenregistrée, se faisait encore une fois par Véronique Aubin. Les projections étaient accompagnées d’une courte entrevue avec Samuel de Chavigny et Céline Lafontaine, qui ont réalisé un des films d’animation de cette programmation. Finalement, les enfants de Rouyn-Noranda ont même pu se régaler de lait au chocolat, un classique bien connu du Volet jeunesse. Les témoignages ont été très positifs. Le film qui semble avoir été le favori des enfants est L’Odyssée de Choum. Le film, étant plus long qu’à l’habitude (26 minutes), a tout de même réussi à capter l’attention des enfants du début à la fin. Au total, 3819 enfants ont pu visionner cette programmation, dont 3323 de Rouyn-Noranda et 496 de La Sarre.

Nouvelles activités
Le samedi 31 octobre en après-midi, s’est tenu un événement comme on en voit peu au sein du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Deux doctorats honorifiques de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), sous l’égide de l’Université du Québec, ont été remis dans une cérémonie protocolaire, présentée dans la salle du Théâtre du cuivre et diffusée en simultané sur la page Facebook de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Ces doctorats ont été remis à Manon Barbeau et aux trois cofondateurs du Festival, Jacques Matte, Louis Dallaire et Guy Parent. Pour les cofondateurs du Festival, cela souligne leur travail considérable depuis la création du Festival, il y a plus de 40 ans. Le Festival a été le vecteur du développement de multiples retombées sur les milieux culturel, économique, touristique et social ainsi que l’amorce d’une foule d’initiatives culturelles en région. Pour Manon Barbeau, cette récompense démontre l’importance de sa contribution auprès des jeunes des Premières Nations du Québec, entre autres par la création de la Wapikoni mobile, qui permet à ces jeunes de se réapproprier leur culture et de l’exprimer par le médium qu’est le 7e art.

Cette année, le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue s’est allié à TVC9 afin d’offrir des films de qualité aux cinéphiles de la région, directement dans leur salon. Il était possible de voir ou de revoir, différents films de productions régionales qui ont été présentés dans de précédentes éditions du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. Certains films étaient accompagnés d’entrevues d’intervenants pertinents. Y ont donc été présenté: Les Chiens-Loups, de Dominic Leclerc, Le Défi, de Mélissa Major, Jingo, de Danick Audet et Jamie Côtes-Turpin, Chlorophylle, de Valérie Gauron, Marika Jacob, Simon Lapierre, Qin Wang, Yun Wang, Yi Yang, Xia-Xu Zhu, Contribution volontaire, d’Hélène Théberge, Dépression dans une mer de suie, d’Élise Massy, Ils étaient six, de Sarah Baril Gaudet et Marianne Pelletier, L’envers de la médaille, de Marie-Pier Ricard, Lutherie sauvage, d’Andréane Boulanger et Jean-François Perron, Richard, de Didier Belzile et Roxanne St-Arneault, Massacre à la chinzilla, de Samuel Bernier, Vie et mort d’un objet usuel, de Simon Descôteaux, Valentin Foch, Martin Laroche et Gabriel Tardif, Danse avec elles, de Béatriz Mediavilla, Lappy, Réjean et Pit, d’Yvor Barr, Voir Ali, de Martin Guérin, et Alex marche à l’amour, de Dominic Leclerc.
Pour continuer sur la lancée des propositions en ligne, le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue a été le lieu d’accueil de l’enregistrement de deux balados à saveur cinématographique. L’enregistrement avait lieu dans l’espace studio du Théâtre du cuivre et était diffusé sur la page Facebook du Festival. Le balado Appropriation culturelle, qui donne le micro aux personnalités qui marquent la culture de l’Abitibi-Témiscamingue, ont reçu Louis Dallaire, Sébastien Ricard et Geneviève et Matthieu le 31 octobre dernier. Dès le lendemain, c’est le balado Mojito Elektro, qui s’intéresse au développement numérique en Abitibi-Témiscamingue, qui a reçu Rachelle Roy et Louis-Paul Willis, pour parler des nouvelles formes d’écritures qui émergent de l’évolution technologique.

Un autre ajout à notre programmation qui a été des plus apprécié a été les Grandes entrevues de Martin Guérin. Animateur de notre brunch-conférence, il a, cette année, ajouté à son horaire quatre rencontres avec des artistes québécois aux profils diversifiés. Les discussions étaient diffusées sur notre page Facebook à compter de 17 h, et abordaient l’univers cinématographiques, les inspirations et les intérêts de personnalités aux atouts différents. Dans le cadre de ces belles rencontres, il a donc échangé avec Benoit Pilon, réalisateur reconnu, Sophie Dupuis, réalisatrice émergente à la popularité grandissante, Jean-Michel Dufaux, grand professionnel de l’univers de la télévision, et Hélène Florent, actrice de grand talent du paysage québécois.

Le 40e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue se déroulera du 30 octobre au 4 novembre 2021.

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