Rencontre littéraire à Montréal avec l’écrivaine algérienne Jamila Rahal (photo Réda Benkoula)
Rencontre littéraire à Montréal avec l’écrivaine algérienne Jamila Rahal (photo Réda Benkoula)

C’est au Centre des ressources communautaires de Côte-des-Neiges qu’avait lieu le 25 septembre dernier, une rencontre littéraire avec l’écrivaine algérienne Jamila Rahal. Ce déplacement à Montréal a permis à l’autrice de présenter ses deux romans : Tu es plus libre que tes geôliers et Je te pardonne.

Dans une ambiance conviviale, la romancière a abordé les thèmes principaux qui traversent ses récits.

Dans son roman historique, Tu es plus libre que tes geôliers, elle restitue avec rigueur les faits historiques. Jamila Rahal souligne que ce roman lui a demandé trois années de recherches : « Lorsqu’on on écrit un roman historique, autant on est libre dans la fiction, dans l’invention des personnages, autant on doit être rigoureux dans la restitution des faits historiques. Donc la recherche historique en elle-même depuis la fin du 19e siècle (avant la conscription obligatoire) jusqu’au 1er novembre 1954, m’a vraiment demandé 3 ans de recherche d’écriture…quant à l’écriture à peu près une année », dit-elle.

Jamila Rahal : au centre de la photo (photo Réda Benkoula)
Jamila Rahal : au centre de la photo (photo Réda Benkoula)

Quant à son second ouvrage, Je te pardonne, il accorde une plus grande place à la condition des femmes durant la révolution algérienne. À travers ses livres, elle porte un regard plein d’espoir sur la société algérienne tout en traitant de sujets profonds.

Avec émotion, elle confiait que les personnages de ses romans s’inspirent de son vécu auprès de sa famille en Algérie. « Moi, je suis de Nedroma : mon père était originaire de Nedroma et ma mère de Tlemcen Allah Yerhamhoum. C’est un terroir extrêmement riche qui m’a vraiment façonné. J’ai toujours été fasciné par le milieu féminin de ma famille…et beaucoup de femmes de mon roman sont inspirées de personnes qui ont gravité autour de moi : dans leur façon de parler; dans leur finesse pour aborder les problèmes et pour les résoudre. J’ai toujours adoré leur subtilité. Je peux dire qu’une partie ma mère Allah Yerhamha, est dans chaque personnage féminin de mes romans, soit dans sa façon de parler, soit dans son physique ».

Lors de son passage, l’autrice a lu quelques extraits de ses œuvres avant de se prêter au jeu des questions et réponses avec le public. Cette belle rencontre s’est clôturée par une séance de dédicaces.

Réda Benkoula

Rencontre littéraire à Montréal avec l’écrivaine algérienne Jamila Rahal
Jamila Rahal dédicace ses livres (photo Réda Benkoula)