Il est possible d’avoir de l’hypertension sans le savoir. Beaucoup souffrent de cette maladie sans en avoir conscience. La raison ? Il s’agit d’une pathologie silencieuse.

Face à son tensiomètre affichant une grande quantité de chiffres lorsque l’on prend sa tension, on peut se sentir un peu perdu. Comment savoir si on est en hypertension ou non ?

Il y a deux chiffres à prendre en compte : le premier est la pression systolique, c’est-à-dire la pression dans les artères quand le cœur se contracte et éjecte le sang, et le second étant la pression diastolique qui indique la pression quand le cœur se dilate. Le premier doit être compris entre 100 et 140 (on entend souvent 10 et 14), le second doit être compris entre 60 et 90.

On parle d’hypertension artérielle quand la pression systolique est supérieure à 140 mm de mercure (Hg) et que la pression diastolique supérieure à 90 mmHg.

Pour prendre sa tension, il faut placer son bras croisé devant le cœur, de réaliser un tableau et de prendre trois mesures pendant trois jours, trois fois par jour, matin, midi et soir. D’ailleurs, avant de placer l’appareil, il est impératif de rester au calme durant au moins cinq minutes et d’éviter de parler.

La pression artérielle est en moyenne plus élevée quand elle est mesurée chez le médecin que lorsqu’elle est prise à domicile. Lorsque l’on se rend chez son médecin, il peut y avoir un peu de nervosité qui altère et fausse les chiffres, c’est l’effet « blouse blanche », ou « effet médecin ».

L’hypertension ne doit pas être prise à la légère, car elle présente des risques graves pour la santé, si elle n’est pas prise en charge. Non seulement, elle diminue l’espérance de vie, mais elle peut aussi provoquer des complications cardiovasculaires et insuffisance cardiaque. L’hypertension artérielle a aussi une incidence sur d’autres organes du corps, notamment les yeux et les reins. Elle peut aussi causer des maladies neurodégénératives. Il est donc essentiel de contrôler très régulièrement sa tension, chez soi ou chez le médecin.

Par ailleurs, l’alimentation joue aussi sur la tension. Il est conseillé d’éviter le sel, mais aussi d’éviter la surconsommation de sucres, de viandes rouges, de graisses (particulièrement saturées) et de féculents. On privilégie les fruits et les légumes, des produits laitiers allégés en matières grasses, des céréales complètes riches en potassium, des viandes blanches, mais aussi du poisson, de consommer plus de produits à base de soja, de se permettre un peu de chocolat noir, de dormir 7 à 9 heures chaque nuit (en s’habituant à se coucher et se lever à la même heure chaque jour), et enfin de pratiquer 30 min par jour d’activité modérée (marche, vélo, piscine). Enfin, il est important de conserver un poids sain.

Manger des aliments riches en sodium ou consommer beaucoup de caféine peut aussi augmenter temporairement votre tension artérielle.

Comment expliquer le syndrome de la blouse blanche entraînant une hypertension ?

Chaque fois qu’un médecin est consulté, la tension artérielle est élevée. S’agit-il du syndrome de la blouse blanche ? Pour le savoir il faudra comparer ses résultats en consultation et chez soi.

Les personnes de plus de 50 ans, en particulier présentant une obésité, sont plus à risque d’être sujettes au syndrome de la blouse blanche. Il s’agit d’une hypertension qui ne se manifeste que dans le contexte d’une consultation médicale. Le plus souvent, l’explication apportée est liée au stress ressenti par le patient ou la patiente à l’idée d’une interaction avec le milieu médical. Qu’il s’agisse du résultat d’un traumatisme lié à un soin ou de la peur d’apprendre une mauvaise nouvelle par exemple.

En effet, lorsque l’organisme perçoit une situation inconfortable ou menaçante, il produit des hormones liées au stress, accélérant le rythme cardiaque et réduisant le diamètre des vaisseaux sanguins. Ce qui provoque une hausse de la tension artérielle.

En cas d’hypertension constatée, comment savoir s’il s’agit du syndrome de la blouse blanche – qui ne se manifeste que dans le cabinet du médecin – ou d’une « vraie » hypertension ?

Pour diagnostiquer le syndrome de la blouse blanche, il faut que la tension artérielle ait été mesurée au-dessus de 140/90 millimètres de mercure (mmHg) à trois reprises en cabinet médical. Et que dans le même temps, lorsque celle-ci est mesurée à domicile, elle ne dépasse pas 135/85 mmHg.

Si ce syndrome n’est pas sévère en soi, il est impératif de poser le diagnostic afin de réduire le stress chez les patients.

Il est également recommandé de surveiller sa tension artérielle à domicile de façon régulière afin de détecter une éventuelle hypertension réelle. En effet, certaines études ont montré un risque un peu plus élevé de développer une hypertension et d’autres problèmes cardiovasculaires si l’on souffre de ce syndrome.

Mohand Lyazid Chibout (Iris)

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