Umami : Le dernier bouillon de Tabako

Umami[1], c’est le genre d’album qui vous prend au collet dès les premières pages pour vous plonger dans un néo-Tokyo totalement déjanté. Visuellement acidulé et narrativement corsé, ce récit offre un voyage singulier au cœur d’un Japon des années 80 rêvé, survolté et complètement décalé.

L’intrigue s’ouvre sur les pas de Tabako, un détective privé au bout du rouleau. Alcoolique, criblé de dettes et usuellement cantonné aux sordides filatures d’adultères, il tire le diable par la queue. Mais son quotidien morose bascule lorsqu’il se retrouve embarqué dans une affaire hors norme : enquêter sur l’origine d’une soupe de ramen mortelle qui fait des ravages dans les bas-fonds de la ville.

À propos de l’auteur

Publiée aux Éditions Dargaud, le manga est signé de Guillaume Clairat, alias Willy Ohm au style qui a déjà publié Bao battle, Bestioles, Donjon parade. Ohm se distingue lorsqu’il dessine ses personnages qui ont des visages ronds, des grands yeux chargés d’expression et des silhouettes néoténiques qui leurs confèrent une esthétique « kawaii » au parfum de fausse naïveté.

Amir Benkoula (15 ans)

[1] Umami | OHM (Scénario, Dessin, Couleurs) | Dargaud | 2026 | 168 pages