
Batman est un super-héros qui fait partie de la culture populaire. Les récits de ses aventures ont été adaptés au grand écran, en série télévisée, en longs-métrages animés et dessins animés. Il est le héros dans des jeux vidéo, sans oublier de citer que les produits du merchandising autour du personnage s’étendent des vêtements, aux jouets, etc.
Créé par le dessinateur Bob Kane et le scénariste Bill Finger, la notoriété de celui que l’on associe à la chauve-souris a débuté en 1939 dans le comic book Detective Comics. Les deux auteurs vont créer cette dualité entre le personnage du richissime Bruce Wayne qui prend le rôle de Batman la nuit tombée.
La mythologie autour du personnage sera par la suite constamment réinventée et modernisée notamment à travers les récits et les influences de Frank Miller, Neal Adams et bien d’autres. L’écriture du nom de Bat-Man deviendra Batman, de même que son costume évoluera au gré des styles graphiques des artistes qui ont pris soin de moderniser le look du personnage tels que le Batman de Marc Silvestri, le Batman vampire de James Tynion et Matthew Rosenberg, le Batman de Chip Zdarsky, le Batman de James Tynion et Matthew Rosenberg, le Batman Metal de Scott Snyder, le Batman de Sean Murphy et Matt Hollingsworth, etc.
Indémodable, Batman fascine autant les plus jeunes que les plus vieux d’entre nous. C’est d’ailleurs avec la même ferveur que l’on peut feuilleter chaque nouvelle aventure de celui qui veille sur Gotham city la nuit pour combattre le crime.
Retour aux sources
Le Bat-Man du scénariste Dan Jurgens et du dessinateur Mike Perkins remonte aux origines du justicier masqué. Les deux auteurs s’inscrivent ainsi dans la continuité historique des récits de Bob Kane et Bill Finger. Jurgens et Perkins rendent admirablement hommage au Batman (d’antan), tout en s’imprégnant des codes graphiques de l’époque, en témoigne : le petit Batman qui projette son ombre sur les murs de Blackgate qui rappelle celui de « Batman, année un ». Les dessins plus modernes nous entrainent dans l’univers du polar avec un scénario coup de poing qui rejoint l’esprit de cette figure emblématique des super-héros. L’album qui est publié dans la collection Black Label aux éditions Urban Comics, englobe trois chapitres complets.
L’histoire
Dans Bat-Man First Knight[1], nous sommes plongés d’emblée dans le contexte historique à travers les Unes des journaux : de la prohibition aux États-Unis, à la montée du nazisme en Allemagne, jusqu’aux conséquences économiques et sociales de la grande crise de 1929, on y apprend qu’un climat d’insécurité règne à Gotham City.
C’est dans ce contexte qu’une série de meurtres macabres, vise les élus et les personnalités politiques de la ville. Les spéculations vont bon train et la police piétine dans cette enquête. Selon le barman, deux malabars ont débarqué, ont zigouillé la victime et sont repartis. Ruby la copine du conseiller Vincent Hodges témoigne elle aussi : « Deux balaises se sont pointés…ils ont tabassé le pauvre Vinnie, et…».
Le commissaire James Gordon qui doit faire face à la situation, doit aussi répondre aux questions des journalistes, tout en tentant d’endiguer la corruption au sein même des forces de police.
À l’heure où les criminels terrorisent la ville de Gotham, un justicier que la presse appelle « chauve-souris », arpente les rues et permet de mettre sous les verrous plusieurs crapules.
Le commissaire Gordon qui désapprouve les méthodes du Bat-Man avoue à Bruce Wayne qu’étant donné que la plupart des flics sont corrompus, il est ravi d’en savoir un autre aussi motivé pour combattre le crime. Si Wayne et Gordon se connaissent bien, ce dernier ignore qu’à la nuit tombée le riche et oisif millionnaire revêt le costume de Bat-Man.
Cette fois-ci, l’enquête sera dangereusement compliquée pour le Chevalier Noir qui refuse de se servir d’une arme. En découvrant que ces « criminels réanimés » sont difficiles à neutraliser, il devra trouver le moyen de les arrêter et mettre fin au chaos qui menace la ville tout entière.
Réda Benkoula
[1] Bat-Man – First Knight | Dan Jurgens (scénariste), Mike Perkins (dessinateur), Jérôme Wicky (traducteur) | DC BLACK LABEL | 2024 | 168 pages


