L’artiste sud-africain Derek Gripper et le griot sénégalais, basé à Montréal, Zal Sissokho rendront chacun à leur manière, un Hommage à la kora sur la scène du Gesù, samedi le 3 février prochain, à 20h.

Le musicien sud-africain, Derek Gripper est le premier artiste à avoir réussi l’exploit de transposer sur un instrument à 6 cordes, la guitare, la richesse instrumentale des grands maîtres de la kora, cette harpe africaine à 21 cordes. C’est dans un esprit respectueux que Gripper a adapté les œuvres complexes jouées à la kora par les plus grands maîtres mandingues tels que Toumani Diabaté ou Ballaké Sissoko. Impressionné par le résultat, Toumani Diabaté l’a même qualifié de « son jumeau blanc » et l’invitait à collaborer avec lui au Mali au Festival Acoustik Bamako, en 2016.

“..his playing has a depthless beauty, which does full justice to the complexity of Toumani’s compositions.” Songlines
À la fin de 2012, Gripper fait paraître son neuvième album, One Night on Earth: Music from the Strings of Mali. Enregistré de nuit, cet album s’inspire de l’héritage considérable de la musique africaine avec des oeuvres composées pour la kora et jouées à la guitare. La revue britannique spécialisée Songlines a qualifié cet album de « réalisation stupéfiante » et l’a mis sur la liste des meilleurs albums de musique du monde en 2013.

En 2016, Derek Gripper lançait, Libraries on Fire, composé de solo et de duo pour la kora. L’album remporte le Songlines Award for Best African and Middle Eastern Album en 2017. Ainsi, le guitariste «introduit la guitare africaine dans le courant classique» et récolte 5 étoiles de la part du Evening Standard. De plus, Tim Panting, du Classical Guitar Magazine, proclame que ce nouvel album est un des meilleurs de l’année.

Issu d’une grande lignée de griots, Zal Sissokho était prédestiné à chanter et à jouer de la kora. L’artiste sénégalais basé à Montréal a acquis, au fil du temps, une notoriété internationale. Il sort en 2016, son dernier opus, La Palabre. Zal aime écrire des messages de paix et des textes engagés pour inciter les humains à vivre ensemble. « Dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit » est d’ailleurs le fil conducteur de cet album.

C’est en Afrique Australe, à Harare au Zimbabwe que les deux musiciens se sont croisés, en 2015, dans les coulisses du festival HIFA. Ayant une passion commune, ils espèrent un jour collaborer ensemble. Le spectacle Hommage à la kora, une production de Nuits d’Afrique, les réunira sur la scène du Gesù, le 3 février prochain à 20h.

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