Bien qu’elle soit surtout connue grâce à son second long-métrage, American Psycho, la réalisatrice canadienne Mary Harron a d’abord marqué les esprits avec son premier long-métrage I Shot Andy Warhol. Hautement controversé, celui-ci dépeint avec justesse les mouvements de contre-cultures d’un New York des années 60 habité par une génération perdue et rebelle, ainsi que le milieu artistique qu’ils cherchaient à critiquer.
Inspirée d’une histoire vraie, Lili Taylor mène un ensemble de performances incroyables dans la peau de sa personnage principale ; la militante féministe Valerie Solanas, autrice du manifeste radical anti-hommes, SCUM. Dans ce film, qui la place enfin à l’avant-plan, on permet à celle-ci d’apparaître comme la personne complexe qu’elle a toujours été, et qu’on mérite de découvrir.
Film indépendant choc des années 90, son attention au détail et sa fidélité face à l’univers complexe qu’il dépeint lui permettent d’agir comme une véritable fenêtre sur les années 60, et les enjeux qui ont frappé les États-Unis de l’époque. À l’image de sa protagoniste, il est toujours aussi provocateur, imprévisible, tout en étant terriblement brillant, et ce, même lors du 30e anniversaire de sa sortie.
Synopsis
Ayant décidé d’abandonner les études supérieures, Valerie Solanas survit à New York comme artiste démunie, mais aussi comme travailleuse du sexe et comme mendiante. Elle se liera d’amitié avec l’actrice Candy Darling, vedette de la Factory d’Andy Warhol, qui lui permettra de se rapprocher de l’artiste de pop art culte, jusqu’à planifier la tentative de son assassinat.
Le film est présenté en version originale anglaise.
