Inspiré des mangas de Yoshiharu Tsuge A View of the Seaside (1967) et Mr. Ben and His Igloo (1968), le film entremêle deux histoires discrètes sur la solitude et les liens éphémères. En été, Nagisa et Natsuo se rencontrent au bord de la mer, naviguant entre conversations maladroites et solitude partagée. En hiver, Li, une scénariste en perte de vitesse, arrive dans une auberge isolée et ensevelie sous la neige, emportant avec elle un vieil appareil photo ayant appartenu à une connaissance décédée. Elle y fait la connaissance de l’énigmatique Benzo. Oscillant entre mer et neige, le film devient une délicate méditation sur le déracinement, la distance humaine et ces moments fragiles de grâce qui rapprochent brièvement les gens.
Considéré comme l’un des plus brillants cinéastes japonais de la jeune génération, le cinéaste Sho Miyake signe avec UN ÉTÉ EN HIVER son 5e long métrage de fiction. En suivant des personnages en quête de sens, marqués par la solitude et le silence, le film déploie une mise en scène d’une grande délicatesse, où les liens humains se dessinent par touches discrètes, dans un équilibre fragile entre mélancolie et grâce.
Distribué par Ritual, UN ÉTÉ EN HIVER (vo.s.t.a. Two Seasons, Two Strangers) prend l’affiche au Québec ce vendredi 19 juin .

