
Considéré comme l’un des auteurs importants du renouveau du cinéma québécois depuis ces 25 vingt dernières années, Denis Côté, était présent au 55e Festival du nouveau cinéma, lors de la projection de son tout dernier long-métrage « Violence du corps de l’autre ».
Le cinéaste, livre un film coup de poing qui s’adresse à un public averti, en raison des thèmes qui sont abordés. À une époque où les discours sont policés et formatés, Denis Côté a choisi d’aborder de front la question de l’euthanasie.
Communément nommée, pour des raisons d’acceptabilité sociale, « l’aide médicale à mourir », le sujet reste tabou et sensible à bien des égards. Voilà pourquoi, ce film nous invite à observer le monde sous une perspective dénuée de tout jugement moral et nous rappelle en même temps la fragilité de notre condition humaine.
Un regard sans jugement sur la détresse humaine

L’actrice québécoise Larissa Corriveau tient le rôle principal dans ce long-métrage. Elle interprète le personnage de Mira, une marchande de la mort qui sillonne le Québec à la rencontre de personnes en profonde détresse intérieure face à la mort.
Mira se déplace chez ses clients et leur procure une dose de liquide létale avant de reprendre sa route vers une autre destination. Cependant, Ludo (Philippe Rebbot) son employeur, la suit à la trace afin de s’assurer que les contrats soient remplis dans les temps.
Denis Côté : un cinéaste incontournable

« La violence du corps de l’autre » est le 17e long-métrage de Denis Côté qui sera à l’affiche partout au Québec dès le 23 octobre. Avec une carrière jalonnée de dizaines de prix et distinctions, Denis Côté renouvelle une cinquième collaboration avec l’actrice Larissa Corriveau qui a déjà joué dans « Répertoire des villes disparues » en 2019, « Hygiène sociale » en 2021, « Un été comme ça » en 2022 et « Mademoiselle Kenopsia » en 2023.
Réda Benkoula
