En faisant un calcul assez sommaire d’une extrémité à un autre d’un pays, on se rend compte que parcourir une distance à vol d’oiseau entre New-York et Los-Angeles (3.936,97 km) est plus longue que la distance entre Montréal et Vancouver (3.682,10 km).

Cependant lorsque l’on se renseigne sur le prix des billets d’avion, on constate assez rapidement que les vols au Canada sont parfois deux fois plus chers qu’aux États-Unis pour la même distance. Souvent d’ailleurs, les voyageurs préfèrent même payer un supplément pour voyager dans les pays du sud au lieu de découvrir les merveilles du pays de l’érable.

En effet, alors que le tourisme pique du nez en raison des effets de la mise sur pause de l’économie mondiale qui a été causée en raison de la pandémie de la Covid-19, on incite les gens à rester dans leur pays pour limiter les risques de propagation du virus.

Avec cette période estivale, l’occasion est propice pour profiter des déplacements inter-provinces « par avion » et visiter des villes qui sont si proches et si lointaines à la fois.

Vancouver est un exemple parfait qui se situe à l’extrémité ouest du Canada et qui suscite l’intérêt de nombreux Québécois qui envisagent de s’y rendre et qui déchantent rapidement lorsqu’ils magasinent pour connaitre le prix des billets.

Des faits

Un exemple concret avec un aller-retour Montréal/Vancouver via Air Canada avec un départ sans escale le 30 juillet à 07h40 et un retour sans escale 4 août 2020 à 09h00 en coutera pour UNE personne 669,00$ + 177,31 en frais Taxes, pour un total de 846 .31$. À ce prix, il faudra ajouter le prix de la nourriture et celui des valises en extra si toutefois vous voulez avoir plus d’une valise (Voir visuel plus bas).

Cet exemple est donné à titre indicatif car on le comprendra, les prix varient TOUJOURS à la hausse !

Il y a une quinzaine de jours, soit juste après le début du déconfinement et la reprise des activités, le prix du billet était arrivé à moins de 600$ (taxes incluses) avec un départ de Montréal en direction de Vancouver. Les Québécois qui ne se sont jamais rendus en Colombie Britannique ont ainsi profité de cette courte accalmie au niveau des prix pour éventuellement acheter des billets et découvrir le pays.

Ceci étant, si le coût du prix du billet englobe une multitude de facteurs tels que le prix de la maintenance, le fuel, etc. il n’en demeure pas moins qu’il est fixé par des êtres humains qui éprouvent un malin plaisir à jouer au Yoyo avec les consommateurs.

Avec des billets d’avion intérieurs qui coûtent plus cher qu’à l’international, on comprend pourquoi les canadiens choisissent d’autres destinations.

Réda Benkoula

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