Si la pandémie nous a forcés à revoir nos habitudes vie, elle a tout de même eu certains impacts positifs notamment, sur l’environnement et notre consommation. L’engouement pour l’agriculture urbaine est l’un de ceux-là. Plusieurs citadins, qui n’avaient jamais cultivé une tomate de leur existence, ont décidé de faire des potagers urbains, une nouvelle activité, tout autant qu’une nouvelle façon de se nourrir. Si cette tendance se maintient, nous serons de plus en plus nombreux à adopter ce mode d’approvisionnement des aliments.

L’agriculture citadine, bien qu’elle nécessite certains investissements en temps et en efforts, regorge d’avantages non négligeables, par rapport aux inconvénients occasionnés par sa pratique, lesquels se résument principalement en l’exigence d’un permis, dans certains cas, de troubles de voisinage ou d’investissements en temps et en argent, si le projet est d’une certaine envergure. Aussi, nul besoin d’atteindre l’auto-suffisance alimentaire pour en tirer profit.

Des impacts environnementaux non négligeables

En verdissant nos balcons ou nos villes à l’aide de jardins communautaires, on réduit notre empreinte écologique, puisqu’on diminue la pollution liée à nos déplacements vers les marchés d’alimentation mais aussi, ceux des transporteurs de denrées alimentaires. On réduit de plus, les émissions de gaz à effet de serre liées à la transformation des aliments. De même, en diminuant notre recours aux fournisseurs pratiquant l’agriculture de masse, on encourage la réduction de l’utilisation des pesticides commerciaux.

Des bienfaits pour notre santé

En nous ramenant à l’essentiel, on se conscientise également sur ses propres valeurs et pour plusieurs, avoir un contact avec la nature est très important, car la nature peut apporter une certaine paix intérieure. On développe de même, un certain pouvoir et une indépendance dans le fait de produire localement, sans compter le sentiment de fierté éprouvé lorsque les fruits (et légumes… sic) de son labeur sont enfin récoltés. La plantation d’un potager permet aussi, une grande détente mentale, lorsqu’on s’affaire aux tâches potagères. Finalement, on ne peut nier l’influence qu’exerce une saine alimentation sur la santé physique.

Une nécessité pour certains ménages

On constate que l’engouement pour la culture en pots ou en potager connaît un certain regain, lors de crises financières, comme ce fut le cas, lors de la récession de 2008 mais aussi, lors de la grave crise économique en Grèce. De même, certains ménages optent pour la culture urbaine pour des raisons de survie économique. Ce fut le cas. lors de la Grande Dépression et des deux guerres mondiales. D’autres individus la choisissent pour fraterniser avec des gens qui partagent les mêmes valeurs qu’eux et créer un réseau d’entraide. On retrouve généralement, ce type de jardiniers dans les jardins communautaires, un concept qui fut fort populaire dans les communes, lors de la récession de 1970 à 1973.

Une activité populaire bien avant la pandémie

Avant la pandémie, un peu plus de 40 % des ménages montréalais s’adonnaient déjà l’agriculture urbaine surtout, en cultivant un potager à la maison. Selon des données statistiques recueillies pas la Ville de Montréal en 2019, l’agriculture fournit en légumes frais, durant l’été, de 5 % à 12 % de la population montréalaise, soit entre 100 000 et 250 000 personnes, si on tient compte des potagers domestiques, des jardins collectifs et communautaires et des jardins-écoles. C’est l’équivalent de 25 à 50 millions de dollars, dans l’économie

La possibilité d’élargir sa production individuelle

L’exploitation agricole ne se limite toutefois pas à l’exploitation des sols. Certains citadins poussent l’expérience plus loin, en implantant des ruches sur leur terrain ou en pratiquant l’élevage des poules urbaines. Selon certaines informations, certaines villes pourraient bientôt permettre l’élevage de quelques chèvres, au cours des prochaines années. Reste à voir si l’engouement perdurera après la pandémie.

Martine Dallaire

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