Les pires catastrophes pour l’avenir de l’humanité

Ces menaces qui pourraient faire basculer l’humanité d’ici 2100 finiraient-elle par réduire notre espérance de vie ?

Obésité, mauvaise alimentation, dérèglement climatique, guerre nucléaire, IA… Et si l’humanité compromettait sa propre survie d’ici à la fin du siècle ?

En effet, les dangers les plus lourds ne sont pas nécessairement ceux que l’on imagine. Des menaces aux conséquences potentiellement catastrophiques, dont certaines pourraient même conduire à l’extinction de l’espèce humaine.

Des risques, jugés peu probables mais potentiellement existentiels, retiennent particulièrement l’attention des chercheurs : une guerre nucléaire provoquant une famine mondiale, l’obésité, le changement climatique et l’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle (IA), notamment pour concevoir des armes biologiques.

Le changement climatique l’illustre bien. Il constitue déjà une menace catastrophique et urgente pour la santé. Le message n’est donc pas de déplacer l’attention d’une menace vers une autre, mais d’élargir notre capacité d’anticipation. Certaines menaces provoquent des crises aiguës et très visibles, d’autres agissent lentement sur plusieurs décennies, et beaucoup se renforcent mutuellement. L’enjeu est de sortir d’une logique de réaction crise par crise pour anticiper et agir plus tôt face à un ensemble de menaces plus large.

Pourtant, l’obésité n’est pas la menace la plus inquiétante. Deux autres se distinguent par leur capacité à « entraîner l’extinction humaine d’ici 2100 ». Le premier est l’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle en ce qu’elle pourrait notamment être responsable de la création de nouvelles armes biologiques. De même pour le risque de conflit nucléaire qui entraînerait, à l’échelle mondiale, une famine.

Parmi les catastrophes plausibles rangées aux côtés de l’obésité, on retrouve 14 autres causes qui pourraient donner lieu à des conséquences sanitaires jugées « catastrophiques » par les scientifiques. Parmi elles, le tabagisme, la pollution de l’air, une forte consommation d’alcool, la résistance aux antibiotiques, la malnutrition infantile, le changement climatique, les feux de forêts, les conflits traditionnels, les maladies cardiovasculaires, ou encore les pandémies naturelles. Parmi les menaces que l’on ne s’attendait pas forcément à voir rangées aux côtés de la malnutrition infantile : les inégalités de revenu.

En effet, les inégalités influencent l’exposition aux dangers, la vulnérabilité et la capacité à surmonter une crise. Les populations à faibles revenus et marginalisées risquent ainsi d’en subir davantage les conséquences. La préparation doit donc dépasser les réponses à chaque menace prise séparément.

Comment éviter que ces menaces ne deviennent réalité ?

Rien n’est joué d’avance et heureusement. Si cette liste a de quoi inquiéter, les scientifiques rappellent qu’une bonne partie de ces dangers pourrait être évitée en agissant dès maintenant. Premier chantier, la prévention. Manger plus équilibré, bouger davantage, réduire le tabac et l’alcool ou dépister certaines maladies plus tôt permettrait déjà d’éviter de nombreux décès prématurés.

Mais il vaut aussi mieux préparer les hôpitaux aux prochaines crises sanitaires, former davantage de soignants et renforcer la surveillance des épidémies. La recherche pourrait également faire la différence, notamment grâce à de nouveaux vaccins et à des traitements contre les bactéries résistantes aux antibiotiques.

Pour les menaces comme l’intelligence artificielle ou les guerres nucléaires, les solutions passent surtout par des règles internationales et une meilleure coopération entre les États. Reste que tous les pays n’ont pas les mêmes moyens. Certains doivent surtout gérer le vieillissement et les maladies chroniques, tandis que d’autres peinent encore à garantir l’accès à l’eau potable, à une alimentation suffisante ou aux soins. D’où l’importance de maintenir l’aide internationale à la santé, indispensable à de nombreux pays pour protéger leur population.

Prévoir pour ne pas subir. L’humanité a encore la capacité d’agir. La réponse proposée passe par des systèmes de santé préparés, un investissement accru dans l’innovation et une réévaluation régulière des menaces.

Mohand Lyazid Chibout (Iris)

By Mohand-Lyazid Chibout

Mohand Lyazid Chibout (nom de plume Iris), né à Ait Soula, dans la commune de Chemini à Béjaïa en Algérie, est un écrivain, poète, correcteur (édition, presse) et chroniqueur algérien kabyle d'expression française. Il a publié : Traduire un silence (2010), Amoureux-nés (2010), La Finitude (La haine de soi) (2014), Les Saisons mortes (2018), Les Lumières de l'ombre, recueil de réflexions et aphorismes (2023)