Plusieurs personnes pensent qu’être un bon patron est relativement facile. Pourtant, être un bon patron est beaucoup plus ardu qu’il n’y paraît, car il n’est pas donné à tous d’avoir l’étoffe d’un bon leader.

En effet, outre une formation appropriée et certaines qualités de base, il faut éviter certains comportements et attitudes qui risquent d’entacher l’image du patron idéal.

Amis ? Pas vraiment ?

Un mauvais patron confond souvent respect et popularité. S’il peut être aisé de se faire aimer quand on est patron, se faire respecter est un art.  Sans pour autant tomber dans les excès, un bon patron doit être en mesure d’imposer une certaine discipline lorsque nécessaire, ce que plusieurs supérieurs ont de la difficulté à faire.

L’absence de délégation et l’absence de vision dans la gestion des tâches

Il faut avoir faire confiance en soi et en l’autre, pour être capable de déléguer. Or, pour plusieurs mauvais patrons, déléguer signifie pouvoir être remplaçable dans certaines sphères ce qui devient alors une menace pour son autorité, mais aussi, pour la sauvegarde de son propre poste. Dans le même ordre d’idée, le mauvais patron est totalement contrôlant, si bien qu’il ne laisse aucune latitude aux membres de son équipe. Vous devez faire un compte-rendu de chacune de vos tâches et non, de leur ensemble ? C’est ce qu’on appelle de la micro-gestion et du contrôle extrême. Ces deux mesures non vitales provenant de l’incapacité du patron et de son manque vision, nuisent au bon fonctionnement de l’entreprise car elles diminuent la productivité.

L’égocentrisme

Un mauvais patron veut toujours être en vedette, peu importe qu’il soit l’instigateur d’une réussite ou non. Il aime s’octroyer le crédit des bons coups de ses subalternes. De plus, il emploie souvent le « je », plutôt que le « nous » en parlant des réalisations de son équipe. Il est centré sur lui-même et ses idées, peu importe qu’elles soient bonnes ou non, elles passent avant tout. Il reconnaît très rarement les compétences des membres de l’équipe.

Ses erreurs sont celles des autres

Un mauvais patron n’admet jamais ses propres erreurs et, pointera souvent le système du doigt ou ses subalternes. Il trouvera toujours un bouc émissaire pour les erreurs qu’il a lui-même commises.

Il est en mode panique

Normalement, un bon patron doit être en mesure de contrôler la situation et doit pouvoir affronter les imprévus. Si votre patron panique au moindre commentaire négatif de la part de la clientèle ou de la concurrence, perd les pédales devant un imprévu ou s’il est incapable de planifier à long terme ou s’il est toujours à la dernière minute, dites-vous bien que vous êtes ou avez affaires à un mauvais patron et que son comportement accroîtra le stress de son personnel à long terme.

Il n’agit pas comme un modèle

Le patron doit servir de modèle en tous points. Comme modèle, l’un de ses principaux atouts est d’être digne de confiance et de donner l’exemple. Les mauvais patrons sont ceux qui trouvent toujours des prétextes pour justifier leur arrivée tardive ou leur départ hâtif, leurs heures de dîner allongées, le travail bâclé, remis en retard ou, à la dernière minute. Ce sont ceux qui ne font pas preuve de respect car ils laissent rarement les autres s’exprimer ou crient après les employés ou donnent des ordres comme un véritable tyran. Ce sont également ceux qui profitent de leur temps de travail pour effectuer des tâches ou des appels personnels. Bref, le comportement du bon patron doit être irréprochable et ne devrait pas donner à ses employés, le goût d’aller voir ailleurs.

Martine Dallaire

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